3 ingrédients d’un processus de transformation personnelle intérieure

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3 ingrédients d’un processus de transformation personnelle intérieure

Peurs et doutes, renoncements, incompréhension et pression de l’entourage ne sont pas des accidents : ce sont des ingrédients du processus de transformation personnelle.

[Ils] font en effet partie du processus qui nous fait passer d’un stade où nous sommes divisés par une double vie (celle que nous vivons et celle dont nous rêvons) au stade où nous sommes enfin un « in-dividu » : un être réunifié, qui réconcilie son personnage (ce qu’il montre) et sa personne (ce qu’il est), sa personnalité (qu’il s’est construite) et son identité (qui lui est propre), un être qui se rapproche de l’Être; qui se trouve « un sens personnel et vivant à son existence », selon l’expression de Dürckheim. – Thomas d’Ansembourg

Thomas d’Ansembourg donne quelques explications pour illustrer ce sujet :

1.Les peurs et les doutes

Ces peurs et ces doutes amènent à s’écouter soi-même, à se questionner, à se relier aux besoins profonds et authentiques.

Les peurs sont des guides pour répondre à des questions introspectives clés :

  • qu’est-ce que j’ai peur de perdre ?
  • quels risques ai-je peur de prendre ?
  • comment je formulerai mes besoins actuels ?
  • quel est mon plus profond désir en cette vie ?
  • comment satisfaire ce désir ? quels premiers petits pas puis-je entreprendre ?
  • qu’est-ce que la réalisation de ce désir va satisfaire réellement ?
  • y a-t-il un enjeu fondamental auquel je puisse croire ?
  • comment vivre et incarner cet enjeu au quotidien ?
  • ai-je des demandes à formuler en fonction de mes besoins ?
  • puis-je faire l’inventaire de ce qui est possible ?

Pour aller plus loin : De l’art de se rendre la vie plus belle (avec la Communication Non Violente)

2.Le renoncement et la simplification

Le renoncement et la simplification vont encore nous faciliter l’accès à notre être profond. Plus de lenteur, des temps d’introspection, des moments de retraite intérieure pour prendre contact avec ce qui est ressenti avant de donner une réponse, une mise en perspective des réels besoins en termes de consommation… avec un rythme plus doux et moins d’encombrement au sens matériel, nous serons plus à même de rencontrer l’essentiel.

Pour aller plus loin : Maison : 11 nouvelles habitudes pour ne plus se laisser encombrer chez soi

3.Les incompréhensions familiales et/ou sociales

Thomas d’Ansembourg estime que ces incompréhensions viennent « parachever » le travail de transformation intérieure.

Elles sont un dernier test avant l’autonomie, qui est la clé de la véritable interdépendance : cette épreuve composée de frictions est là pour nous permettre de travailler notre confiance en nous et notre capacité d’affirmation bienveillante, malgré la critique ou le rejet. Elle nous permet également de nous ouvrir à l’accueil de la différence et à la compréhension bienveillante de l’autre, sans pour autant douter de nous. – Thomas d’Ansembourg

Thomas d’Ansembourg estime que nous sommes nombreux en quête de sens au plan individuel et collectif. Il estime que nombre d’entre nous se font violence en négligeant leur sensibilité, leur intériorité et leurs besoins de sens, de beauté, de tendresse et de proximité. Cette violence intérieure s’est propagée à l’extérieur dans beaucoup de nos rapports (au monde, à la nature, à l’argent, au pouvoir, aux hommes, aux femmes, aux enfants…).

D’Ansembourg parle d’une intériorité transformante qui fait le lien entre l’individuel et le collectif, « entre l’intériorité et l’action juste ». C’est la raison pour laquelle il nous invite à apprendre des pratiques qui nous permettent de nous ressourcer, de nous recentrer, de nous inspirer et d’accoucher de nous-mêmes, notamment à travers le processus de Communication Non Violente et des exercices de psychologie positive. La reprise de contact avec le corps, notamment à travers le Focusing, peut également participer à cette intériorité transformante.

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Source : Du JE au NOUS : l’intériorité citoyenne (le meilleur de soi au service de tous) de Thomas d’Ansembourg (Les éditions de l’Homme)

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