Comprendre les 5 blessures affectives qui empêchent d’être soi-même

blessures affectives

Comprendre les 5 blessures affectives qui empêchent d’être soi-même

Nous avons tous en nous un petit enfant intérieur qui porte les blessures de l’âme. L’enfant intérieur de chacun de nous s’exprime principalement dans des réactions émotionnelles disproportionnées.

Dans son livre « Tout s’explique », Alexandra Tsaousis présente les principales blessures affectives de l’enfant intérieur (théorisées par John Pierrakos et reprises par Lise Bourbeau dans le livre « Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même« ).

Chacun de nous aurait subi dans sa petite enfance une ou deux blessures fondamentales. Les connaître pour les panser représente un travail intérieur de libération. En fonction des situations ou périodes de vie, les blessures réactivées sont différentes. Nous pouvons les reconnaître en observant nos situations de vie répétitives, en étant à l’écoute de nos ressentis et de nos émotions dans le moment présent.

Les blessures affectives de l’enfant intérieur fonctionne toujours en 3 temps :

  • Nous vivons une blessure (nous nous rejetons par exemple),
  • nous la faisons vivre aux autres (nous rejetons les autres),
  • les autres nous la font vivre  (nous nous sentons rejetés).

Les 5 blessures affectives de l’enfant intérieur

1.Le rejet

La blessure de rejet est douloureuse car nous nous sentons rejetés pour ce que nous sommes (réellement ou en ressenti).

La blessure de rejet se manifeste de plusieurs manières :

  • isolement physiques des autres,
  • déconnexion du corps pour mentaliser,
  • fuite (de certaines personnes ou certaines situations),
  • ne pas se sentir digne d’affection,
  • rejet des autres par peur que ce soit eux qui nous rejettent.

La blessure de rejet est présente chez un parent quand ce dernier rejette son enfant ou qu’il a peur d’être rejeté par son enfant (en lui disant non par exemple).

2.L’injustice

La blessure d’injustice s’active quand nous avons connu réellement ou ressenti du rejet et que, malgré nos efforts pour être acceptés, l’acceptation n’a pas eu lieu. Nous avons trouvé cela injuste et nous nous coupons de nos ressentis pour ne plus souffrir. En parallèle, nous essayons de paraître parfaits et exemplaires, dans le but de mériter enfin l’amour inconditionnel des autres. Nous en devenons trop exigeants et perfectionnistes à l’excès par impression de ne jamais mériter la réussite, le bonheur, les encouragements…

Le parent ayant cette blessure est strict, exigeant et il a beaucoup d’attentes pour son enfant. Il le compare, l’encourage à être le meilleur (ce qui est différent de donner le meilleur de soi-même) et émet des critiques quand l’enfant n’est pas à la hauteur de ses espérances ou ne se conforme pas à ses attentes.

3.L’abandon

Concernant la blessure d’abandon, nous nous sommes sentis abandonnés par une personne ou dans une situation donnée (comme une hospitalisation, l’arrivée d’un cadet, une séparation à l’entrée à la crèche ou à l’école…).

Depuis, nous recherchons la fusion, afin de ne plus ressentir ce vide intérieur au risque de devenir dépendants affectifs. La dépendance affective est la manifestation du refus de voir sa propre souffrance. On n’a plus de limites personnelles dans la fusion, on s’y perd, on y perd notre liberté, on en devient frustré par le manque toujours renouvelé de preuves d’amour.

Certains parents dont cette blessure est prédominante ne font plus qu’un avec leurs enfants et recherchent dans leurs enfants ce qui leur manque. Ils se « nourrissent » d’eux pour remplir leur vide intérieur. L’amour fusionnel donne l’illusion de nous remplir, mais il n’y a que nous qui pouvons réellement combler ce manque d’amour.

Cela peut se traduire par de la colère envers l’enfant : on a l’impression de devoir choisir entre notre enfant et nous même.

4.La trahison

S’agissant de la blessure de trahison, nous avons pu avoir la sensation d’avoir été trahis ou manipulés. La confiance a été trahie d’une manière ou d’une autre (engagement ou promesse non tenu, abus…).

Pour nous sentir en sécurité, nous avons fait le choix d’être dans le contrôle de nous mêmes et des autres.

Les parents dont cette blessure est prédominante contrôlent tout ce que fait leur enfant et souhaitent être au courant de tout ce qui se passe à l’école, avec les copains… Ils sont mal à l’aise avec l’échec et les émotions (les leurs et celles de leur enfant).

L’enfant face à un parent contrôlant peut se renfermer sur lui-même car les attentes de ce dernier sont trop grandes. Le parent se sentira lui aussi trahi par l’attitude de son enfant et ce dernier pourra en retour se sentir jugé et étouffé par ce parent trop intrusif (on retrouve le schéma en 3 temps : je me trahis, je trahis les autres, les autres me trahissent).

5.L’humiliation

La blessure d’humiliation s’active autour de la période d’autonomie de l’enfant vers 18/24 mois (les premiers pas, la propreté) lorsque nous subissons des humiliations en privé ou en public, lorsque nous sentons que quelqu’un a honte de nous ou que les personnes qui s’occupent de nous manquent de bienveillance.

Nous avons alors honte de nous mêmes, nous nous sentons coupables et nous nous punissons (avant même que les autres ne le fassent). Nous nous sentons privés de notre liberté, nous sommes comme paralysés. Nous nous sommes protégés sous une carapace, mais à l’intérieur nous sommes comme une cocotte minute prête à exploser.

 

 

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Source : Tout s’explique : coup de projecteur sur la relation parent-enfant de Alexandra Tsaousis (éditions Fleur de Vie)

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