6 obstacles à la relation

6 obstacles à la relation

6 obstacles à la relation

1.Les jugements

Le processus de Communication Non Violente, conceptualisé par Marshall Rosenberg, invite à observer en décrivant plutôt qu’à porter des jugements : « il fait moche » peut devenir « il y a des nuages et il pleut, je vais plutôt rester à la maison et en même temps je me réjouis pour les cultures et les réserves hydrauliques; « il fait beau » peut devenir « j’aime les journées de soleil et de chaleur parce que j’ai besoin de lumière et de passer du temps dehors ».

Il est toujours possible de faire une double lecture de chaque situation et de comparer celle qui procure le plus de bien-être et de qualité dans la relation interpersonnelle  :

  • avec jugement (« il est… », « elle est… », « c’est… »),
  • avec observation (« je vois ceci et cela », « il y a des… et des… », « les faits sont… », « depuis X temps, elle fait comme ci et comme ça »).

2.Les conseils

Une vraie écoute est muette, elle ne dit pas « il est temps que tu…, « tu devrais… », « à ta place, je… ».

Une vraie écoute est communion. Quand on a connu le bien-être, quand il y a eu du « nous », on a envie de retrouver cette qualité d’être ensemble et la relation gagne en relation.

3.Les attentes

Je ne dois pas attendre que l’autre change, c’est moi qui peut changer si je veux modifier l’interaction. Nous avons du pouvoir sur nous à partir du moment où nous acceptons de nous asseoir sur la chaise inconfortable de l’intériorité : qu’est-ce que je ressens dans mon corps ? quelles sont mes sensations ? quelles sont mes émotions ? est-ce agréable ou désagréable ? de qui ai-je besoin ? comment je peux communiquer mes états intérieurs ? comment je peux nourrir mes besoins ? comment je peux aligner mes actions, mes paroles et mes valeurs ?

4.Les croyances

Les croyances sont des automatismes de pensée, des préjugés. Il nous est toujours possible d’aller explorer les besoins sous nos comportements et les comportements des autres. Nous nous rendrons alors compte que nous avons des besoins similaires mais des stratégies différentes pour les satisfaire. Cette conscience des sentiments et des besoins mutuels aide à dépasser les blocages dans les relations.

5.Les expressions de langage qui enferment : il faut, tu dois, c’est comme ça, c’est ton devoir, c’est la tradition…

Thomas d’Ansembourg estime que ces expressions sont enfermantes et déresponsabilisantes (« c’est pas moi qui décide, ce n’est pas toi non plus, c’est comme ça »).

On ne devrait jamais faire les choses « parce qu’il faut » mais parce qu’on vit du « nous », parce qu’on aime faire ces choses ou parce qu’on les choisit au service de besoins nourrissants pour l’âme. Thomas d’Ansembourg nous invite à remplacer « il faut » par « je tiens à » dans nos postures. Cette nouvelle posture change l’énergie des choses. Par exemple, on peut choisir de sortir les poubelles parce qu’on a choisi une vie dans laquelle la propreté, l’hygiène et la qualité de vie sont des valeurs importantes.

Cependant, ce n’est pas parce que c’est un choix que c’est un confort. Il s’agit plutôt d’ancrage, de responsabilité individuelle ,de lucidité et de liberté d’action (« j’ai choisi de le faire parce que…. »).

Ce processus de transformation intérieure est graduel, prend du temps et demande de la vigilance constante pour ne pas retomber dans les habitudes liées à l’histoire personnelle, à la culture, à la pression sociale…

Par ailleurs, nous pouvons faire preuve de discernement et de dignité en acceptant certaines valeurs et renoncer à d’autres (qui nous tiennent pourtant à coeur) pour le moment parce que cela fait sens en cet instant. On parle bien ici d’un processus, d’un chemin en conscience (« je choisis de… »).

6.La pensée binaire

Nous avons besoin de nous réouvrir à « et-et » plutôt qu’à « soit-soit » : « je rêve de… et je rêve de… : comment concilier les deux ? je ne sais pas encore et je me laisse le temps d’y penser, de trouver des ressources et des solutions ». On vit une gamme de possibilité de choix : c’est justement toute la richesse de l’être humain.

Cette pensée complémentaire nécessite de bien connaître nos propres besoins et de comprendre ceux des autres afin d’arriver à une solution créative qui comble les besoins des uns ET des autres mais également nos besoins personnels qui peuvent entrer en contradiction.

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Pour aller plus loin, les ouvrages de Thomas d’Ansembourg :

 

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