POC : un acronyme pour dépasser la peur et la culpabilité (lâcher prise)

POC : un acronyme pour dépasser la peur et la culpabilité (lâcher prise)

dépasser peur et culpabilité lacher prise

P : peurs

  • Quelles sont les peurs réelles ou imaginaires qui empêchent de lâcher prise ?
  • A quoi servent ces peurs ?
  • En quoi la peur de… est utile ? De quoi protège-t-elle ?
  • Est-ce que je désire la garder ?
  • Si oui, pour combien de temps ?
  • Si non, comment se protéger sans elle ?

O : obligations

  • Quelles obligations empêchent de lâcher prise ?
  • Qui a imposé ces obligations ?
  • Quelles sont les vraies obligations ?
  • Quelles sont les obligations qui pèsent et sur lesquelles lâcher prise ?
    • sur le plan personnel
    • sur le plan familial
    • sur le plan professionnel
    • sur le plan associatif
    • sur le plan amical
    • sur le plan religieux
  • Quelles sont les obligations qui nourrissent mon élan de vie ?
  • Comment remplacer les « je dois » par « je décide » pour cultiver l’enthousiasme à effectuer ces obligations nourrissantes ?
  • Quelles sont les obligations qui entravent mon élan de vie ?
  • Qu’est-ce que je me dis pour accepter toutes ces obligations ?

C : culpabilité

  • Pourquoi vivre dans les peurs et les obligations inutiles ? Il y a de grandes chances pour que ces peurs et obligations soient alimentées par la culpabilité :
    • culpabilité de ne pas être assez (assez disponible pour la famille, assez bien aux yeux de la morale, assez serviable…)
    • culpabilité de ne pas se conformer (aux attentes des parents, de la famille, des amis, de la société)
    • culpabilité de blesser quelqu’un (prise en charge des émotions des autres au détriment de nos propres émotions et bien-être)
  • Qui tenterait de me culpabiliser si je lâchais prise sur certaines obligations listées plus haut ?
  • Pourquoi ? Comment ? Pour quelles raisons ?
  • Est-ce suffisant pour que je me maintienne dans l’inconfort des peurs, des obligations et de la culpabilité ?

Ces questions sont puissantes, remuantes et peuvent mettre mal à l’aise. Il peut être nécessaire de prendre un temps de pause entre la lecture de ces questions et la réflexion aux réponses. Quand on se sent prêt à affronter l’inconfort que provoquent ces questions, on peut s’installer dans un endroit calme et confortable. Avant de commencer, on peut s’offrir un moment de méditation active et silencieuse en coloriant un mandala. C’est l’occasion de laisser infuser les questions en soi.

Il n’y a pas de bonne ou mauvaise réponse : on peut répondre « oui, je garde mes obligations car je ne veux pas ressentir de la culpabilité ». Cela signifie que ce n’est pas encore le moment de lâcher prise.

Passer à l’action

Il est possible de dire non, de se dégager des obligations devenues pesantes avec bienveillance et fermeté. Quand la décision est bien ressentie, réfléchie et que c’est le bon moment, il sera plus facile de s’exprimer de manière ferme sans donner d’excuse. Tout être humain a le droit de choisir et de prendre des décisions sur la base de ses choix.

Ainsi, s’exprimer en messages-Je (j’ai décidé de cesser…) et en termes de besoin (parce que j’ai besoin de… et je veux me consacrer à d’autres priorités dans ma vie) permet de parler de soi et non pas des autres (sans accuser, critiquer, se poser en victime ou faire la morale).

Il est possible que les personnes concernées réagissent avec tristesse, colère, surprise ou même peur. Ces réactions leur appartiennent et ces émotions peuvent les amener à avoir des mots durs ou culpabilisants (tu devrais penser aux autres, tu es égoïste, tu dois respecter les traditions, tu me déçois…).

Eleanor Roosvelt disait que personne ne peut nous humilier sans notre consentement. Cela est valable quand on estime que les décisions des autres peuvent être meilleures que les nôtres, qu’ils savent mieux pour nous ce qui est bon. Or quand on a fait un travail sur les peurs et les croyances pour faire le tri dans les obligations, il est possible d’entendre et accueillir les émotions des autres sans le prendre pour soi car ils ne parlent que d’eux-mêmes (je peux entendre votre tristesse/ colère/ déception, j’ai en effet décidé de…).

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Source : Petit cahier d’exercices du lâcher prise de Rosette Poletti et Barbara Dobbs (éditions Jouvence).

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