Beau, bien, bon : une approche pour aller mieux (et tendre vers le bonheur)

Beau, bien, bon bonheur

Beau, bien, bon : une approche pour aller mieux (et tendre vers le bonheur)

Elisabeth Grimaud est docteur en psychologie et a conçu une approche pour aller mieux à travers une « programmation » du cerveau pour le bonheur. Elle affirme que le bonheur se construit par habitude : ce que l’on fait chaque jour construit notre cerveau et donc notre réalité. Ainsi, plus on fait attention à la beauté au quotidien, plus on devient attentif à la beauté sans effort conscient; plus on fait preuve d’empathie, plus on est capable de déceler les signes émotionnels sur le visage des autres et donc plus on est empathique naturellement.

L’approche d’Elisabeth Grimaud se décline autour de 3 axes :

  • Beau
  • Bien
  • Bon

On commence par ce qui nous émerveille, ensuite on va vers soi et après on va vers les autres. Dans cette approche, il n’y a ni norme, ni  « comment faire ». Il s’agit de trouver ses propres sources de beau/ bien/ bon.

  • Le Beau : apprendre à changer de regard sur son environnement pour voir la beauté

Il y a toujours quelque chose d’extraordinaire et de beau autour de soi si on se donne la peine d’observer. Il s’agit de s’éveiller à la beauté qui nous entoure de diverses manières (nature, art sous toutes ses formes, grandes destinées ou petits gestes du quotidien, cuisine…). Quand on s’ouvre à la beauté, ce qui nous transcende et ce qui est au coeur de nous se rejoignent dans une émotion vive et très agréable de communion, de « complétude ».

  • Le Bien : être attentif à ce que l’on est dans un lien corps/esprit

Cultive le Bien, c’est être attentif à soi : connaître son corps et ses sensations, nommer les émotions ressenties, savoir ce qui nous motive profondément, agir selon nos valeurs, être conscient de nos forces (ce qu’on sait bien faire, ce qu’on aime faire, ce pour quoi on se donne les moyens d’agir…).

Il y a toujours quelque chose qu’on sait bien faire et qu’on peut bien faire. Cultiver le Bien est comme une auto recharge de l’estime de soi.

  • Le Bon : faire preuve de bonté dans la relation à l’autre

Le bien-être est en lien avec la qualité et la quantité de relations qu’on a avec les autres car aucun humain ne vit heureux sans les autres. Aider les gens rend heureux. On peut toujours se connecter avec quelqu’un d’autre, même si on ne le connaît pas. Le simple fait de laisser passer quelqu’un devant nous, de tenir une porte ou de laisser un piéton traverser est une manière de se connecter à l’autre.

Elisabeth Grimaud assure qu’il y a une forme de résonance avec le monde à travers le beau, une forme de résonance avec soi-même à travers le bien et une résonance avec l’autre à travers le bon, dans une idée de plaisir immédiat mais aussi de programmation à long terme.

Les hormones du bonheur

Derrière le beau, le bien, le bon, on retrouve l’activation des hormones du bonheur. Elisabeth Grimaud les résume sous l’acronyme DOSE.

  • Dopamine : hormone de l’enthousiasme, de l’énergie
  • Ocytocine : hormone du lien, de l’amour, de la communion
  • Sérotonine : hormone de la satisfaction, de la fierté
  • Endorphine : hormone de bien-être du corps

Les forces de l’ordre du beau participent à la génération de dopamine,  ce qui procure de l’énergie et de l’enthousiasme (ex : écouter ou faire de la musique, regarder un film, être dans la nature, créer, faire preuve de curiosité, cuisiner…).

Les forces de l’ordre du bien nous ramènent à ce que nous sommes, à nos valeurs profondes. Elles ont donc un pouvoir apaisant à travers le recentrage et la prise de recul.

Les force de l’ordre du bon nous lient aux autres et participent à la sécrétion des hormones de l’amour et de la satisfaction. Cela peut être de passer du temps en famille, appeler des amis, sortir, ou encore relire des lettres qu’une personne chère nous avait adressée.

De plus, toutes les activités qui mettent le corps en mouvement (comme faire l’amour ou manger du chocolat par exemple) ou qui participent à prendre soin du corps sont sources de sécrétion d’endorphine.

Trouver un équilibre entre le beau, le bien et le bon.

Pour Elisabeth Grimaud, tout l’enjeu est de trouver un équilibre entre le beau, le bien et le bon. En effet, trop d’enthousiasme peut conduire à une prise de risque inconsidéré et un manque de lien avec l’autre (pas de prise en compte des baisses de moral de l’autre). Trop de prise de recul peut mener à une pensée abstraite et une manque de motivation à agir. Trop de bonté peut se faire au détriment de soi-même (c’est la fameuse « gentille personne morte » de Marshall Rosenberg) : on finit par s’oublier soi-même, par se sacrifier et s’épuiser.

Une forme d’équilibre et de modération peut être trouvé en cultivant toutes ces forces (ex : si on sent qu’on est trop dans la bonté et qu’on oublie ses propres limites, il est possible de prendre du recul et de se reconnecter à ses ressentis internes via les forces du bien pour prendre en considération ces limites).

 

Ainsi, Elisabeth Grimaud affirme qu’on sait comment faire pour aller mieux :

  • d’abord accepter de laisser émerger les émotions douloureuses, se laisser traverser par elles, pleurer, peut-être se mettre en colère si besoin,
  • puis activer le beau/ bien/ bon.

……………………….
Pour aller plus loin : Programmez votre cerveau pour le bonheur: Devenez créateur de votre bien-être avec la méthode Beau, Bien, Bon de Elisabeth Grimaud (éditions Poche Marabout). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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