4 questions pour vivre la bienveillance dans les relations (couple, amitié, travail…)

bienveillance dans les relations

4 questions pour vivre la bienveillance dans les relations (couple, amitié, travail…)

Deux grands types de communication coupent notre élan à donner du fond du coeur. Tout d’abord, tout ce qui peut s’interpréter comme une critique. Et ensuite, tout ce qui ressemble de près ou de loin à une contrainte. – Marshall Rosenberg

La communication non violente, telle que conceptualisée par Marshall Rosenberg, s’articule autour de deux axes principaux :

  • répondre aux quatre questions suivantes sans que l’autre n’y voit de reproches ou d’exigences,
  • accueillir les réponses à ces questions de manière égale, avec empathie pour l’autre et auto empathie pour soi-même.

Afin de pouvoir envisager cette manière de communiquer, il est nécessaire de se « ré éduquer » en adoptant des « oreilles de girafe ». Les oreilles de girafe, symbole de la communication bienveillante parce qu’animal au grand coeur, fonctionnent comme un casque de traduction qui traduit les critiques, les jugements, les reproches en besoins insatisfaits. Par exemple, « Le problème avec toi, c’est… » peut être traduit en termes de besoins « Voilà ce que j’aimerais… »

Quand je porte ces oreillles, je prends conscience de ce que toute critique est en fait l’expression tragique de besoins inassouvis. Tragique, parce qu’en général, cette façon de faire ne permet pas d’obtenir ce qu’on cherche. – Marshall Rosenberg

La communication bienveillante consiste à relier nos émotions à nos propres aspirations plutôt qu’à faire porter la responsabilité de ces émotions aux autres : « Je me sens… parce que j’ai besoin de… ».

Première question : Pourrais-tu me dire ce que je fais (ou ne fais pas), en tant que partenaire ou ami.e, qui te rend la vie moins belle ? 

Avec cette question, l’idée est de garder en tête que l’autre nous rendrait service en attirant notre attention sur ce que nous faisons ou disons qui n’enrichit pas sa vie.

Deuxième question : Quand je fais cela, comment te sens-tu ? 

Il est important de savoir ce qui rend la vie de l’autre moins belle mais il est tout aussi important d’être en lien avec lui, avec ses émotions, ce qu’il ressent à l’intérieur.

Pour donner et recevoir avec le coeur, dans la gratuité des sentiments, sans se sentir contraint de donner ou en dû d’un contre don, il est essentiel d’avoir conscience de ce que nous ressentons à l’intérieur, de ce qui fait « oui » et ce qui fait « non » dans le corps.

Nous pouvons faire ce travail pour nous-mêmes en travaillant sur notre intelligence émotionnelle et aider les autres sur ce chemin en faisant preuve d’empathie à leur égard, en mettant des mots sur leurs émotions à travers l’écoute active, en raisonnant en termes de besoins et en décodant les besoins inassouvis derrière leurs reproches.

Troisième question : Quand je fais cela, lesquels de tes besoins ne sont pas comblés ?

La communication non violente nous apprend que les émotions reflètent l’état de nos besoins.

Quand nos besoins sont comblés, nos émotions peuvent être qualifiées d’agréables : joie, optimisme, enthousiasme, gratitude, émerveillement…

Quand nos besoins ne sont pas comblés, nos émotions peuvent être qualifiées de désagréables : colère, peur, tristesse, dégoût….

Parler des besoins peut passer par une formulation de ce type : « Je me sens comme ça parce que j’aurais aimé/ voulu/ souhaité/ espéré… ».

Voici un rappel de quelques besoins humains fondamentaux : autonomie, célébration des réussite, intégrité, estime de soi, créativité, sens, acceptation, amour, appréciation, compréhension, confiance, considération, contribution, empathie, respect, sécurité, soutien, abri, mouvement, nourriture, sommeil, air, repos, toucher, amusement, rire, communion, ordre, paix, beauté…

Quatrième question : Que pouvons-nous faire pour nous enrichir la vie mutuellement ?

Je sais que je fais quelque chose qui te pourrit la vie et cela te fait réagir. Tu m’as indiqué lesquels de tes besoins n’étaient pas comblés. Alors, maintenant, je vais te demander de me dire comment je peux contribuer à réaliser tes rêves les plus fous. – Marshall Rosenberg

Marshall Rosenberg rappelle qu’il est convaincu que toute interaction entre deux êtres humains peut être réduite à « s’il vous plaît » (quand les besoins ne sont pas comblés) et « merci » (quand les besoins sont comblés).

Ainsi, faire preuve de gratitude envers les personnes qui enrichissent notre vie est un autre pan essentiel de la communication bienveillante : dire aux autres ce qu’ils ont fait et qui a contribué à nourrir nos besoins, dire comment nous nous sentons et quels sont nos besoins comblés grâce à ces actes.

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Source : Etre vraiment soi, aimer pleinement l’autre : La Communication NonViolente en couple et entre amis de Marshall Rosenberg (éditions Jouvence). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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