Un cahier de poche pour vivre la Communication Non Violente : je m’exprime avec fermeté et bienveillance

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Un cahier de poche pour vivre la Communication Non Violente : je m’exprime avec fermeté et bienveillance

Présentation de l’éditeur

cahier communication fermeté bienveillanceJe me relie à une intention de bienveillance.

J’exprime mes besoins, mes rêves, mes valeurs, mes aspirations.

J’envisage les besoins de chacun comme équivalents, sans placer ceux des autres avant les miens. Je me transforme intérieurement.

Votre cahier poche vous accompagnera pour vous coacher et vous encourager à avoir l’audace de vous exprimer avec fermeté et bienveillance.

Transformez vos relations personnelles ou professionnelles, elles le méritent !

 

 

Les points forts

J’ai beaucoup aimé ce cahier de poche parce que, malgré mes nombreuses lectures au sujet de la Communication Non Violente (CNV), j’y ai encore appris beaucoup de choses ! J’ai été totalement charmée tant par la forme que par le contenu de ce cahier.

La forme tout d’abord : le format compact en fait un compagnon passe partout, qui peut facilement être mis dans un sac (ou une valise). La mise en page aérée et colorée en fait un outil efficace, facile à lire.

cahier je m'exprime fermeté bienveillance

Le contenu ensuite : Anne van Stappen est formatrice en Communication Non Violente depuis plus de 20 ans et on sent dans ce cahier sa maîtrise de cette approche parce qu’elle a su en synthétiser la substantifique moelle sans en perdre l’esprit. Les nombreux exemples qui illustrent les éléments qu’elle présente font la force de cet ouvrage. Par ailleurs, Anne van Stappen rappelle bien que la Communication Non Violente n’est pas une technique douce pour communiquer et faire plier les autres mais bel et bien un art de vivre, une philosophie au service de la vie, un chemin plus qu’une méthode acquise une bonne fois pour toute.

cahier fermeté bienveillance

Ce cahier propose par exemple des pistes pour se préparer à dire quelque chose de difficile tout en préservant la relation. Anne van Sappen estime que, pour se préparer à exprimer des choses difficiles de façon recevable, il y a des étapes préparatoires à parcourir seul, par écrit de préférence. Ces étapes servent à préparer ce qui va être formulé à l’oral. Elle prend cet exemple pour dérouler ce processus en détail : mon chef passe 10 fois derrière moi pour vérifier mon travail -> je suis excédé et stressé -> je n’arrive pas à me concentrer -> j’ai besoin de confiance et de conditions de travail propices à la concentration et à la créativité.

J’ai également beaucoup aimé l’explication limpide qu’Anne van Stappen donne au sujet des trois niveaux de besoins. J’ai personnellement mis longtemps à comprendre que le processus OSBD en 4 temps (Observation, Sentiment, Besoin, Demande) était plus un processus de clarification personnelle, de lucidité interne qu’un processus de communication destiné à être délivré tel quel à l’interlocteur.trice. Anne van Stappen va encore plus loin en précisant que le travail sur les besoins (la troisième étape du processus OSBD) est fondamental et nécessite un travail en profondeur, au-delà du simple fait de se dire « j’ai besoin de silence/ de respect ».

cahier je m'exprime fermeté bienveillance cnv

Nos besoins représentent l’essence même de ce qui se vit en nous. Le niveau de ces besoins va dépendre de ce qu’ils expriment : un manque ou plutôt un rêve/ une aspiration profonde ? Anne van Stappen propose une classification en 3 niveaux de besoins :

  • 1er niveau de besoins : les besoins de surface (= manque)

L’expression des besoins de premier niveau est peu puissante pour entrer dans un processus de communication empathique parce qu’elle implique un manque, voire une accusation déguisée contre l’autre (par exemple, « J’ai besoin de respect/ d’écoute/ de silence »).

Les besoins de premier niveau traduisent plus une volonté de changer le monde, une indication de ce que les autres devraient faire qu’une volonté de créer une connexion humaine profonde.

  • 2ème niveau de besoins : les besoins intermédiaires

Ce deuxième niveau est un pas de plus vers la connaissance de soi.

Anne van Stappen propose une question clé pour s’approcher du deuxième niveau de besoins : « Si je recevais/ si je vivais [citer les besoins de premier niveau], qu’est-ce qui se passerait pour moi, qu’est-ce que cela me permettrait ? ».

Par exemple, « si je recevais écoute et considération, cela me permettrait d’avoir la sécurité que ce je dis est intéressant, d’avoir un espoir quant à la résolution du problème que j’expose, d’avoir confiance dans le fait que je compte pour l’autre… ».

  • 3ème niveau de besoins : besoins profonds (=aspirations profondes)

Anne van Stappen appelle ce niveau de besoin « être chez soi ». Il n’y a plus d’allusion à autrui ou à un contexte extérieur.

Pour identifier les besoins de troisième niveau, il est utile de se poser à nouveau la question clé pour creuser plus profondément :  « Si je recevais/ si je vivais [citer les besoins de deuxième niveau], qu’est-ce qui se passerait pour moi, qu’est-ce que cela me permettrait ? ».

Il est possible d’utiliser les besoins de premier et deuxième niveau comme demandes pour nourrir les besoins profonds :

« J’aspire à donner le meilleur de moi (besoin profond)

et j’y arrive mieux quand je suis en confiance et que je suis rassurée sur le fait que je compte (deuxième niveau)

et, pour cela, ça m’aide de recevoir de l’attention ou de l’écoute (premier niveau) ».

Cet exercice est très difficile mais une notion fondamentale en CNV va permettre de cheminer dans ce nouvel apprentissage : celle de l’intention (« sculpter l’intention qui nous anime afin qu’elle soit bienveillante pour tous ! » nous dit Anne van Stappen).

 

Anne van Stappen rappelle toutefois que toutes les propositions qu’elle formule dans son cahier ne sont justement que des propositions et qu’elles ne doivent pas venir brider l’authenticité, mais sont au service de l’authenticité et de la vulnérabilité. Ces pistes ont leur utilité mais ne doivent pas être suivies de façon artificielle et encore moins à reculons.

Le plus : un tout petit prix !

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Mon cahier poche : Je m’exprime avec fermeté et bienveillance de Anne van Stappen (éditions Jouvence) est disponible en centre culturel, en médiathèque ou sur internet.

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