7 caractéristiques de la dépendance affective dans un couple

caractéristiques de la dépendance affective dans un couple

7 caractéristiques de la dépendance affective dans un couple

Brigitte Allain-Dupré, autrice du livre S’affranchir des dépendances affectives : briser ses chaînes et revivre, cite dans son livre 7 caractéristiques de la dépendance affective.

Elle estime que les comportements de dépendance qui s’installent à l’âge adulte trouvent bien souvent leur origine dans l’enfance.

Dans le cas de dépendances affectives problématiques à l’âge adulte, les forces d’attachement ne sont pas parvenues, au cours de la construction de la personne, à s’allier aux forces de différenciation.

  • Absence de gratuité des sentiments

Les relations de dépendance affectives problématiques se caractérisent par le fait qu’un besoin prenne le pouvoir sur un sentiment gratuit. La gratuité des sentiments n’est alors plus le moteur affectif de la relation.

Brigitte Allain-Dupré considère la dépendance affective comme une déviance de la gratuité du sentiment parce qu’il n’y a plus d’échange, mais des « stratégies inconscientes de troc ».

  • Tendance irrépressible à vérifier la disponibilité de l’autre

Brigitte Allain-Dupré estime que tout se passe alors comme si la présence de l’autre n’était pas suffisamment ancrée en soi et qu’une puissante angoisse exigeait de vérifier sa permanence et sa disponibilité. Les personnes en dépendance affective ont alors besoin de communiquer en permanence en l’absence de l’autre partenaire.

  • Absence de liberté personnelle

La liberté de dire oui ou non n’a pas sa place dans la relation de dépendance.

  • Une relation en miroir, à soi-même dans l’autre

Pour certains, le partenaire dans la relation est supposé incarner une partie forte, celle qui saurait résoudre tous les problèmes; pour d’autres, il peut aussi incarner une partie sensible qui permet à la partie fragile de recevoir les bénéfices dont elle a besoin : « on m’aime, on s’occupe de moi, j’existe inconditionnellement pour quelqu’un… ».

  • Un rapport de complémentarité

La dépendance affective inscrit la relation dans un rapport de complémentarité qui n’est pas gratuit. Il y a du besoin, de l’attente, du pouvoir. La relation de dépendance affective porte des points communs avec les relations qui lient les jeunes enfants avec leurs parents dans le sens où le bébé a besoin d’une présence parentale inconditionnelle pour ne pas tomber dans un désespoir. La différence est qu’un bébé a toute légitimité pour prendre le pouvoir sur ses parents pour qu’ils s’occupent de lui, ce n’est pas le cas des adultes sur d’autres adultes.

  • L’asservissement

La dépendance relevant de la pathologie transforme celui ou celle qui en est atteint.e en objet influençable et manipulable.

L’asservissement empêche de jouir de la vraie liberté : celle d’être soi, dans l’authenticité et la vulnérabilité, dans ses propres émotions et besoins, dans ses goûts et envies, dans ses intuitions et ses affirmations, dans ses souffrances et sa capacité à l’auto empathie sans avoir besoin d’être pris.e en charge par autrui, dans ses forces et ses faiblesses, dans ses potentiels et ses limites.

  • Dans certains cas, dépendance à la non-dépendance

Certaines personnes craignent tellement d’établir un lien qui les emprisonnerait ou les ferait souffrir qu’elles se convainquent qu’elles sont capables de vivre sans personne, dans un détachement et une solitude supposés choisis. Cette « phobie de la dépendance » traduit une croyance sur les relations affectives qui ne pourraient être que négatives, hostiles, portées par des prédateurs ou des persécuteurs, niant la beauté et la bonté d’une relation à un.e autre.

 

Une réflexion sur cette relation de dépendance affective peut aider à se situer par rapport à soi et à l’autre dans le couple. Chacun.e peut grandir à partir de cette immaturité reconnue et acceptée.

En effet, ce qui n’a pas pu se développer en nous pour des raisons qui nous dépassent, alors que nous sommes devenus adultes, peut être remis en chantier dans notre monde intérieur. Il ne s’agirait pas tant de simplement comprendre « pourquoi » nous sommes comme ci ou comme ça, mais bien plus de mettre en œuvre les forces de transformation inutilisées qui sont restées en jachère dans notre psyché profonde. – Brigitte Allain-Dupré

Pour aller plus loin : Comprendre les dépendances affectives pour s’en libérer : apprendre à vivre des relations dans la gratuité des sentiments

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Source : S’affranchir des dépendances affectives : briser ses chaînes et revivre de Brigitte Allain-Dupré (éditions Leduc.s). Disponible en librairie, en médiathèque ou sur internet.

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