La méditation pacifie mais ne calme pas (ou comment trouver la paix intérieure)

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La méditation pacifie mais ne calme pas (ou comment trouver la paix intérieure)

Fabrice Midal, enseignant de méditation et docteur en philosophie, rappelle que dire « calme toi » à quelqu’un n’a jamais réussi à calmer qui que ce soit. Il préfère parler de paix intérieure que de calme. Pour lui, la paix implique un effort pour que tout soit rassemblé avec justesse. En ce sens, la méditation pacifie mais ne calme pas.

La paix n’implique pas de se prémunir du tumulte des émotions, de la vie, des vagues et même des roulis; au contraire, elle les intègre dans son amplitude. – Fabrice Midal

Etre en paix avec soi-même ne signifie pas être calme tout le temps (surtout quand ce calme est une injonction qui fige ce qui est vivant). La paix intérieure n’est pas l’absence de troubles mais la capacité d’entrer en rapport, avec empathie et bienveillance, avec l’ensemble de la réalité, y compris avec sa propre colère, sa propre tristesse dont on reconnaît ainsi l’existence au lieu de les nier ou les mettre sous le tapis.

Être en paix avec soi-même, c’est être présent aux émotions fortes, douloureuses; c’est ne rien ajouter ni enlever à l’expérience vécue; c’est autoriser des vagues et admettre le tumulte intérieur.

Gardons toujours à l’esprit que l’harmonie parfaite, la mer sans rides à laquelle nous prétendons, est un non-sens dont le corollaire est la disparition de toute vie. – Fabrice Midal

Fabrice Midal ne prêche pas en ce sens pour des explosions de colère et de violence ni pour des états dépressifs, mais pour un rapport avec la réalité émotionnelle telle qu’elle est en suivant son mouvement, en l’accompagnant. Dans cette approche, il n’y a rien à réussir, rien à chercher, rien à vouloir mais tout à accueillir.

De ce point de vue, être en paix ne signifie pas fuir volontairement, activement, la confusion ni le tumulte. Je peux être triste, je peux pleurer, me rouler par terre de chagrin : après tout, cela n’est pas si grave, ça passera. Je ne suis pas identifié à mon chagrin, je suis bien plus que ce chagrin. Je peux donc le vivre, je n’ai pas besoin de le contrôler, de le rejeter; il a même sa place dans ma méditation. – Fabrice Midal

Ainsi, la méditation telle que l’entend Fabrice Midal n’efface pas les émotions, ne cherche pas à détruire les difficultés pour atteindre un ailleurs qui serait  plus agréable mais ouvre à une forme de paix, à une manière d’accueillir les petites et grandes souffrances de la vie. En effet, on  ne se débarrasse pas des douleurs de l’existence, on peut seulement les accepter et vivre avec.

Foutez-vous la paix, c’est ce geste : revenez à la maison. Ne cherchez pas au loin la paix, le bonheur – ils ne se trouvent qu’ici même. – Fabrice Midal

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Source : Foutez-vous la paix de Fabrice Midal (éditions ). Disponible en librairie, en médiathèque ou sur internet.

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