Le conte de Yu le Grand et sa digue (ou pourquoi il faut savoir dire non et écouter ses émotions)

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Le conte de Yu le Grand et sa digue (ou pourquoi il faut savoir dire non et écouter ses émotions)

Le conte de Yu le Grand et sa digue permet de comprendre pourquoi il est important d’écouter nos sensations et nos émotions pour éviter la répression émotionnelle qui conduit à des crises, à du mal-être et qui transforme la colère en violence.

L’empereur Yao voulut protéger la population des crues du fleuve Jaune qui dévastaient régulièrement cultures et villages. Il fit venir l’architecte le plus réputé du royaume, qui entreprit la construction d’une digue.

Les eaux furent contenues et les riverains, de nouveau confiants, reprirent leurs activités au bord du fleuve. Pendant dix ans, la digue les protégea, mais l’année suivante, une crue plus forte fit céder ce barrage.

La catastrophe fut considérable tant avait augmenté la population voulant bénéficier de la voie d’eau pour commercer et de la fertilité des terres enrichies par son limon. L’architecte préconisa le renforcement du barrage. L’empereur fit savoir à la population réticente que cet ouvrage à nul autre pareil les protégerait à jamais des débordements du fleuve.

Effectivement, les dix années suivantes, malgré de fortes montées des eaux, le barrage contint les flots, et la population s’accrut sur ses rives. Mais l’année des treize lunes, on connut des pluies diluviennes.

Les maisons furent détruites, les villes recouvertes de boue, les arbres arrachés, les cultures dévastées et on compta les morts par milliers.

L’empereur imposa un deuil général pour cent jours et prévint son conseil qu’il ferait exécuter l’architecte. 

Son fils Yu demanda deux faveurs. La première était d’avoir carte blanche pour aménager les abords du fleuve Jaune à sa manière ; la seconde, était que soit gracié l’architecte afin qu’il découvre une autre manière de faire.  Yao aimait son fils et accéda à ses demandes.

Yu ordonna le percement de canaux qui permirent, pour protéger le littoral, de détourner les plus fortes des eaux montantes et aussi d’irriguer dans le même temps des territoires éloignés et les rendre fertiles.

 

Nous pouvons tout à fait décider de nous taire à chaque remarque désagréable, de continuer à rendre service à tout le monde même quand cela va à l’encontre de nos besoins, de persister à ne pas écouter notre corps. Il faut juste savoir que nous prenons alors le risque de nous consumer de l’intérieur… jusqu’à l’explosion ou jusqu’à ce que le corps dise stop à travers la maladie.

Nous pouvons aussi décider de dire clairement au fur et à mesure ce qui ne nous convient pas en exprimant nos besoins et émotions sans agresser l’autre. Nous pouvons par exemple dire non à certaines demandes d’aide ou sollicitations en écoutant si cela fait « oui »ou « non » dans le corps et le coeur. Nous risquons alors de « perdre » l’image de personne serviable mais nous gagnerons en bien-être via le respect de nous-même et des relations plus saines car plus authentiques.

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