De la souffrance au pouvoir personnel (tremblons… mais osons !)

de la souffrance au pouvoir personnel

De la souffrance au pouvoir personnel (tremblons… mais osons !)

Dans son livre Tremblez mais osez, Susan Jeffers estime que la peur du changement peut être surmontée en passant du raisonnement en termes de souffrance au raisonnement en termes de pouvoir personnel.

Quand on raisonne en termes de souffrance, on se pense impuissant.e, on penche du côté de la dépression et cela nous conduit à l’immobilisme.

Quand on raisonne en termes de pouvoir personnel, on pense à l’action et aux choix, on fait preuve d’enthousiasme.

Susan Jeffers entend le terme de « pouvoir » comme le reflet d’une bonne image de soi et en aucun cas d’une tendance à vouloir manipuler les autres, les écraser, leur imposer des choix. Le pouvoir personnel n’est pas de l’égocentrisme : c’est le pouvoir que nous avons sur nous-mêmes, sur le contrôle de notre perception du monde extérieur  qui se traduit en comportement devant les aléas de la vie. De ce pouvoir que nous avons sur nous-mêmes dépend notre épanouissement, notre aptitude au bonheur, notre capacité d’agir mais aussi d’aimer les autres (difficile d’aimer vraiment les autres quand on ne s’aime pas soi-même).

Susan Jeffers affirme que les personnes égoïstes et narcissiques sont dépourvues de pouvoir personnel.

Ce manque les maintient dans un état permanent d’angoisse car leur identité et leur existence véritables dépendent du monde extérieur. – Susan Jeffers

Le pouvoir dont parle Suasan Jeffers est libérateur car il va au-delà de l’attente stérile que le monde comble nos désirs à notre place.

C’est un jeu intérieur : il s’agir d’obtenir de vous-même ce que vous voulez faire vous-même. Tant que vous n’aurez pas cette force et cette volonté en vous, vous ne serez jamais vraiment en paix. Vous resterez dans une situation d’extrême vulnérabilité. – Susan Jeffers

Un exercice pour passer de la souffrance au pouvoir

  • Prendre une feuille de papier, la plus grande possible, reproduire le graphique ci-dessous et afficher le tout sur un mur bien visible.

de la souffrance au pouvoir

Le simple fait de réaliser cet agrandissement est bénéfique (on se sent un peu plus fort.e et c’est déjà en soi un geste positif).

Ce sont les actions qui rapprochent du but : de nos actes découlent une sensation de pouvoir personnel. Cette affiche placardée au mur sert de pense-bête : elle doit nous rappeler en permanence la ligne de conduite à suivre pour moins de souffrance et plus de paix intérieure.

  • Ne pas confondre pouvoir personnel et « grosse tête » !

Pour faire preuve d’humilité et éviter de se prendre trop au sérieux, on pourra écrire à la main quelque part sur l’affiche : « Les anges volent parce qu’ils sont légers ». Son rôle est de rappeler que le but est d’apprendre à jouer et danser avec la vie plutôt que chercher à la mettre sous contrôle, à nier l’expression de l’élan vital.

  • Enfoncer une punaise à l’endroit de la ligne qui correspond au moment présent.

De quel côté le moment présent penche-t-il ? Etat de déprime, immobilisme avec des moments de sursaut, pouvoir mais avec des moments de rechute (manque d’humilité, recherche de pouvoir sur autrui, impuissance…) ?

Il y a très peu de chance pour que quiconque se trouve à une des deux extrémités. La vie apporte chaque jour son lot de défis et de petites joies (ne serait-ce que par un sourire d’un.e inconnu.e dans la rue ou un mot gentil reçu par un commerçant, un enfant…).

  • Chaque jour, observer le graphique et se poser une question : « Suis-je toujours au même endroit ou bien ai-je changé ? ».

Déplacer la punaise en fonction de la réponse.

  • Garder l’objectif à l’esprit pour faciliter la prise de décision.

On peut se demander avant d’agir : « L’action que je vais entreprendre me fera-t-elle avancer du côté du pouvoir personnel ? ». Si ce n’est pas le cas, réfléchir à deux fois avant d’agir et notamment à la faille qui a empêché de prendre les responsabilités individuelles.

Il est possible de d’utiliser les erreurs comme des opportunités d’apprendre et des atouts.

  • Utiliser ce graphique comme un jeu

Faire preuve d’humour et considérer cette activité comme un jeu permet d’apporter un éclairage différent à la situation.

Personne d’autre ne peut apprécier l’affirmation de notre confiance et de notre pouvoir personnel à notre place.

Votre critère d’évaluation, qui déterminera votre positionnement sur le graphique, c’est l’impression nouvelle de paix intérieure que vous ressentirez. C’est un critère purement subjectif qui relève de votre intime conviction. – Susan Jeffers

Un truc pour tenir le cap : utiliser un vocabulaire adapté

Les mots structurent la pensée. Les mots que nous utilisons ont beaucoup d’impact sur la qualité de notre vie. Certains sont destructeurs, d’autres sont stimulants et motivants.

Susan Jeffers propose une liste pour nous aider à gagner en pouvoir personnel (puissance, choix, responsabilité, erreurs vues comme des opportunités).

Ces différences de vocabulaire peuvent paraître insignifiantes, voire fausses, et pourtant elles renvoient une autre image de nous à nous-mêmes et aux autres. Cette force intérieure pourra irradier sur notre entourage et communiquer de l’énergie positive à toutes les personnes que nous côtoyons. Il s’agit ici de tester ce qui nous « parle », ce qui fait sens pour nous et de voir ce que ce changement de vocabulaire provoque chez/en nous et autour de nous.

lexique utile transformation intérieure

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Source : Tremblez mais osez : menez la vie dont vous rêvez de Susan Jeffers (éditions Poche Marabout). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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