Regarder nos blessures et décrypter nos croyances

décrypter nos croyances

Regarder nos blessures comme des symptômes

La plainte est une étape nécessaire. Elle est le témoin de l’émergence d’un désir de vivre mieux. Trop de gens endurent, sans jamais se plaindre, de situations intolérables. – Isabelle Filliozat

Dans son livre Je t’en veux je t’aime, Isabelle Filliozat rappelle que la première étape du processus de guérison pourrait s’intituler « de la plainte à la responsabilité ». Cette première étape s’appuie sur le fait de :

  • prendre conscience de la véritable racine de nos difficultés,
  • regarder comment notre histoire a façonné nos attitudes,
  • mettre au jour nos croyances issues de notre éducation qui conditionnent nos réactions et comportements.

Nous devons détecter nos croyances plus ou moins conscientes, inutiles voire nocives (du type « je suis nul », « les autres sont dangereux », « personne ne m’aime »..). Et en découvrir les racines. – Isabelle Filliozat

Cette mise au jour de nos croyances peut être douloureuse car nous entrevoyons alors combien notre vie aurait pu être différente, plus heureuse. Or cette étape est fondamentale parce que nous ne pouvons changer que ce qui dépend de nous.

Isabelle Filliozat avertit cependant : le grand défi de cette étape est de réussir à prendre la responsabilité sans se culpabiliser. La culpabilité est en effet une autre manière de refuser la douleur de la responsabilité de sa vie, comme une esquive.

Ainsi, nos symptômes (timidité, douleurs physiques, fatigue, anxiété, dépression…) sont des conséquences – et non des causes – de nos conflits intérieurs.

Il s’agit de passer des jugements sur nous-même à une expression des émotions et besoins :

  • « Je suis timide » à « J’ai été terrifiée par le jugement de mon père, j’ai peur que les autres me jugent comme il le faisait. »
  • « Je suis incapable d’aimer » à « J’ai manqué d’amour et j’ai peur de réveiller l’intolérable souffrance de cette carence ».

Regarder nos blessures et décrypter nos croyances

Isabelle Filliozat propose un exercice pour regarder nos blessures et décrypter nos croyances :

Ecrire en détail une situation répétitive dans notre vie (ex : « je donne, je donne et je ne reçois jamais rien »)

Observer nos comportements (nos actes) et considérer notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive : »Je fais sans demander d’aide aux autres et je ne dis pas ce que je pense vraiment parce que les autres devraient se rendre compte tous seuls que j’ai besoin de reconnaissance »)

Ecouter ce que nous nous disons chaque fois que ce type de situation se répète : un mot clé à prendre en compte est « décidément » parce que ce simple mot confirme une croyance (« décidément, les autres sont tous des ingrats »)

tableau des Croyances

Observer comment cette croyance guide nos comportements : quelle attitude enclenche-t-elle ? quels mots/ quels actes sont posés en fonction de cette croyance ?

Analyser comment les réactions des autres sont des réponses à nos comportements et constater la manière dont nous entretenons nos croyances (croyance « personne ne m’aime » -> retrait/ non implication/ hésitation à agir -> les autres considèrent ce retrait comme du désintérêt voire de l’arrogance -> éloignement/ évitement de la part des autres -> croyance renforcée « décidément, personne ne m’aime »).

Aller chercher dans l’histoire d’où vient cette croyance : qui nous a dit ou fait comprendre cela dans notre enfance ?

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Source : Je t’en veux je t’aime : Ou comment réparer la relation à ses parents de Isabelle Filliozat (éditions Marabout Poche)

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