Les high five du bonheur

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Les high five du bonheur

Le high five est un geste de la main où deux personnes se tapent la main paume contre paume. C’est un symbole de compréhension mutuelle, de réussite, de satisfaction, d’appartenance. David Watson, docteur en psychologie et professeur à l’université de l’Iowa, a déterminé les high five du bonheur : les 5 principes de base pour améliorer son niveau de bonheur.

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1.Le bonheur est un état d’esprit subjectif

Le premier principe consiste à reconnaître que le bonheur est un état d’esprit subjectif plutôt qu’une circonstance objective. Le bonheur reflète surtout la disposition d’esprit d’une personne à l’égard de la vie.

Il est très difficile d’être heureux si l’on passe beaucoup de temps à ressasser les erreurs passées, les insultes ou les frustrations, ou à s’inquiéter de ce qui peut arriver demain.  On obtient ce sur quoi on se concentre.

2.L’envie et la comparaison sont des freins du bonheur

David Watson va jusqu’à dire que l’envie est la comparaison sont des ennemis du bonheur. Une personne qui compare sa situation à celle des autres trouve presque toujours quelqu’un qui, sous certains aspects, est mieux placé qu’elle (davantage d’argent, de succès, de possessions, de compétences…).

Il est très difficile d’être heureux si l’on passe beaucoup de temps à se comparer aux autres.

3.L’être humain est social

Personne n’est une île. – Konstantinos Kafetsios

Nous sommes plus heureux quand nous nous sentons liés à d’autres personnes. Il est important de rencontrer des gens, d’entretenir les relations, d’en établir de nouvelles. Dans les économies dites avancées, les principale sources de bonheur sont l’amitié et une bonne vie de famille.

L’un des aspects les plus terribles de troubles comme la dépression est que la personne qui en souffre se détourne des autres et s’isole socialement. Les gens qui ont de bons réseaux de soutien résistent mieux au stress et font preuve d’une meilleure résilience.

Par ailleurs, l’altruisme est une composante du bonheur. Aider les gens est une bonne manière de se sentir mieux dansa peau et dans sa vie.

4.Les buts et les valeurs donnent un sens à la vie

Peu importe la source où l’on puise ce sens : spiritualité, travail, loisirs, associations, militantisme, relations intimes… Ce qui est important pour quelqu’un peut paraître insignifiant pour une autre personne. L’essentiel est de trouver quelque chose qui donne un but à la vie et permette de poursuivre ce but chaque jour avec une énergie renouvelée.

5.L’activité physique contribue à améliorer le bien être psychique

Les gens se sentent mieux quand ils sont actifs physiquement. Cet exercice physique ne doit pas nécessairement être long ou intense pour être efficace. Par exemple, marcher 15 à 20 minutes par jour suffit à améliorer l’humeur.

Le bonheur est un cheminement holistique, qui engage l’esprit et le corps.

Leo Bormans propose un programme en 12 points clés pour accroître le niveau de bonheur :

  1. exprimer de la gratitude quotidiennement
  2. poursuivre un but qui a du sens
  3. trouver ses forces et points forts, ses compétences personnelles
  4. utiliser toutes les compétences personnelles pour atteindre ce but en faisant preuve de créativité
  5. bouger (et de préférence en contact avec la nature, la verdure)
  6. cultiver l’optimisme (à ce sujet, Shawn Anchor revisite l’histoire du verre à moitié plein : les gens heureux ne voient pas forcément le verre à moitié plein mais ont plutôt tendance à se dire : peu importe le volume d’eau dans le verre, il y a un pichet à proximité. Ce pichet est le symbole du bonheur inépuisable : des personnes proches aimantes et soutenantes, des ressources personnelles pour faire face aux épreuves de la vie, des activités capable de générer des émotions positives, une philosophie de vie qui permet de traverser le malheur sans s’effondrer)
  7. améliorer la résilience (ce qui passe notamment par un travail d’alphabétisation émotionnelle)
  8. prendre soin des relations avec les autres et faire preuve d’altruisme
  9. nourrir une vie spirituelle et/ou artistique
  10. dormir suffisamment
  11. s’accorder des moments de détente et de plaisir
  12. vivre en pleine conscience en portant attention aux émotions et aux sensations du moment le plus souvent possible (de manière informelle et/ou formelle par la pratique de méditations de pleine conscience guidées)

Bonheur et politique

Par ailleurs, Leo Bormans reconnaît l’influence de l’environnement extérieur. Il prend l’exemple de la qualité du travail et de la satisfaction au travail qui sont des dimensions importantes du bien-être. Ces facteurs dépendent autant de ressources internes (niveau d’optimisme, motivation intrinsèque, capacité à libérer la créativité…) que d’attributs externes au sein de l’entreprise et dépendant de politiques publiques (salaire, développement de carrière, degré d’autonomie, système de protection sociale, liberté d’expression personnelle, sentiment de sécurité…).

Leo Bormans insiste donc sur l’importance, pour les politiques publiques, des mesures du bien-être subjectif pour guider les orientations politiques. Les problèmes mondiaux tels que les changements climatiques, l’épuisement progressif des ressources naturelles, la hausse des inégalités et l’insécurité sociétale mettent en évidence l’importance du mouvement des indicateurs sociaux pour mettre en oeuvre de nouveaux objectifs de politique publique. Par exemple, l’établissement de réseaux et de liens sociaux apportant un soutien affectif et matériel aux personnes les plus vulnérables doit être un important objectif de la politique publique.

Pourtant, ce changement de paradigme (augmenter et améliorer la qualité des contacts sociaux est plus efficace en terme de bonheur qu’augmenter le niveau de vie) rencontre de véritables obstacles épistémologiques. Robert E. Lane, professeur de sciences politiques à Yale, affirme que les résultats des recherches combinées sur la neurologie et les émotions commencent peu à peu à percer à jour les erreurs épistémologiques fondamentales de l’économie, du droit, des sciences politiques et de la philosophie. Pourtant, il n’est pas sûr que la recherche fournisse ses résultats à temps pour empêcher les humains dits « rationnels » (guidés par la recherche du confort matériel et l’accumulation de biens) de détruire l’habitat naturel. Un retour à la « rareté » risque par ailleurs de renforcer l’interprétation du bonheur en termes de biens matériels (puisque ce qui est rare est recherché) et d’accroître l’anxiété et la dépression qui caractérisent actuellement l’Occident.

En ce sens, les questions liées au bonheur ne sont jamais purement individuelles ou purement politiques. Mais l’émergence du mouvement Zéro Déchet lié à la remise en question de la surconsommation montre que ces questions sont de véritables enjeux dans nos sociétés occidentales modernes dont de plus en plus de citoyens s’emparent et qui, par la base, influencent les politiques.

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Source : Happiness – Le grand livre du bonheur de Leo Bormans (éditions Le livre de Poche)

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