Le jour où j’ai appris à vivre : un livre qui nous apprend à être en phase avec les autres, en paix avec nous-même

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Le jour où j’ai appris à vivre : un livre qui nous apprend à être en phase avec les autres, en paix avec nous-même

Présentation de l’éditeur

le jour ou j'ai appris à vivre gounelleImaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir.

Amusé, vous vous laissez faire, mais son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire, vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.

C’est ce qui va arriver à Jonathan. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie…

 » La leçon de bonheur.  » Le Parisien / Aujourd’hui en France

 

J’ai aimé

J’avoue que j’ai eu du mal à rentrer dans ce livre la première fois que j’en ai commencé la lecture. IL a fallu que je le relise du début quelques mois plus tard pour l’apprécier à sa juste valeur… Peut-être faut-il parfois attendre le bon moment pour qu’un livre nous « parle » vraiment…

On y suit le cheminement du personnage principal entre son travail, son ex compagne et sa tante après avoir reçu cette prédiction : « tu vas mourir ».

La tante de Jonathan joue un rôle « d’accoucheuse de l’esprit » : elle pose les bonnes questions, propose des éléments de réponse, partage sa propre expérience, prend plaisir à jouer avec les préjugés et les croyances. On reçoit nous aussi ses leçons de sagesse et on commence à remettre en questions certaines de nos idées, à l’image de Jonathan. Elle fait des références à la biologie, la zoologie ou encore à l’anthropologie… et bien sûr à la psychologie.

La vie est ainsi : on est loin de se douter que ce que l’on voit comme un problème est en fait parfois… la solution.

L’être humain est un être de relations. Relations avec les autres, avec les animaux, avec les plantes. Ce sont les relations qui nous font vivre.

Le monde est la résultante de nos actes individuels.

Se changer soi-même est la seule voie vers un monde meilleur.

Faire le bien me fait du bien.

En phase avec les autres, en paix avec moi-même.

Jonathan devient alors plus attentif à ses propres émotions et besoins, plus attentif aux autres, plus enclin à partager et rendre les autres heureux pour la simple joie d’agir selon son coeur. A force d’offrandes anonymes et d’actes gratuits, il se rend compte qu’il est lui même plus heureux. « Un sentiment tellement réjouissant qu’il aurait donné n’importe quoi pour pouvoir rester en permanence dans cet état ». Jonathan se transforme peu à peu en homme libre, en rebelle positif, en résistant solitaire détaché qui suit son coeur et ses valeurs.

Laurent Gounelle profite de cet ouvrage pour faire une double satire de notre société :

  • il critique l’omniprésence des réseaux sociaux où l’anonymat du Web permet les pires commentaires allant de l’insulte à l’humiliation publique;
  • il questionne également la valeur de la réussite sans altruisme ni humanisme (deux valeurs que notre société a tendance à dénigrer, comme l’expression « bisounours » l’illustre bien).

 

En parallèle du cheminement du personnage principal, on suit un célèbre joueur de tennis qui se fait humilié à son insu comme stratégie de motivation alors qu’il souffre d’un déficit d’amour propre et d’estime de soi. Est-ce acceptable d’attiser les blessures narcissiques de quelqu’un pour le faire réagir ? Ce sportif professionnel apprendra dans la douleur à ne pas être le premier mais à tirer du plaisir d’avoir tout donné pour le simple plaisir de jouer.

On suit également un père de famille paumé qui ne s’est jamais senti aimé et qui renaît à lui-même quand on lui montre un signe d’intérêt et de valorisation.

Les autres n’étaient ni gentils ni méchants, ni bons ni mauvais. Ils avaient tout ça en eux, comme tout le monde. Ce qu’ils exprimaient dépendait de ce que lui exprimait, comme si une partie d’eux répondait à une partie de lui-même. Leur attitude n’était qu’un miroir de la sienne.

 

Laurent Gounelle aborde avec finesse le déni de la mort qui caractérise bon nombre d’entre nous : la conscience de la mort permet de se libérer de ses illusions. On réalise ce qui a de la valeur dans la vie. On s’autorise à être soi-même et à vivre ce que l’on veut vraiment vivre sans consacrer trop d’énergie et d’attention à ce qui est secondaire. C’est bien cette prise de conscience qui entraîne Jonathan vers une meilleure connaissance de lui-même, vers un réalignement avec ses valeurs et, par ricochet, vers plus de bonheur. Peut-être pouvons-nous nous aussi nous aventurer sur ce chemin…

C’est paradoxalement la prise de conscience de nos limites qui peut être libératrice. C’est en les acceptant pleinement que l’on peut alors s’épanouir, déployer notre créativité, et même se mettre à réaliser de grandes choses. Et comme la plus grande de nos limites, la plus incontournable, c’est la mort… notre vie commence véritablement le jour où l’on prend conscience que l’on mourra un jour et qu’on l’accepte pleinement.

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Le jour où j’ai appris à vivre de Laurent Gounelle est disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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