La joie signe le sentiment d’appartenance, l’exclusion est la pire des punitions.

La joie signe le sentiment d’appartenance, l’exclusion est la pire des punitions.

La joie signe le sentiment d’appartenance, l’exclusion est la pire des punitions.

La biochimie de la joie

Nous sécrétons de l’ocytocine quand nous nous touchons, quand nous nous regardons affectueusement, quand nous nous préoccupons les uns des autres. C’est l’hormone de l’attachement. – Isabelle Filliozat (Les chemins de la joie – Marabout Poche)

Nous avons absolument besoin de recevoir et d’échanger avec les autres des signaux qui nous permettent de savoir que nous existons les uns pour les autres et que nous sommes acceptés dans le groupe : se regarder, se saluer, se parler, s’écouter…

Le fait de rencontrer des personnes avec lesquelles nous avons l’impression d’appartenir à un groupe (famille, groupe d’amis, religion, équipe de sport, pays…) procure de la joie.

L’exclusion coupe de la joie

Se fondre dans le même, se synchroniser, appartenir au groupe, c’est essentiel à l’humain. Et la joie exprime que nous sommes en contact avec cet essentiel en nous. Nous sommes une espèce sociale Depuis la nuit des temps, nous vivons en groupes et l’isolement est synonyme de danger. – Isabelle Filliozat

L’exclusion est donc la pire des punitions. Dans le passé, elle signifiait souvent la mort parce qu’il était presque impossible de survivre seul.

Un temps de solitude choisi peut bien sûr être une période de construction de soi, de croissance. Mais un isolement forcé (par les circonstances, par un abus de pouvoir d’autrui, par obligation) déclenche des émotions douloureuses (peur, tristesse…), susceptibles de faire apparaître toutes sortes de troubles psychiques et physiques.

La synchronisation avec les autres : des bienfaits sur la santé physique et mentale

Nous éprouvons de la joie à nous synchroniser.

Des études IRM ont montré que , quand nos relations à autrui sont harmonieuses (entre conjoints, entre parent et enfant, professeur et élève, entre soigné et soignant…), les neurones des deux personnes se mettent en phase.

La mesure de divers paramètres biologiques semble indiquer un meilleur métabolisme. On est en meilleure santé et on éprouve davantage de joie quand on se synchronise les uns avec les autres que lorsqu’on se dispute… évident mais pas si facile à mettre en pratique au quotidien !

 

La joie collective, pour le meilleur… et le pire

Pour le meilleur

La joie vient du fait que nous sommes en connexion les uns avec les autres et non plus isolés, que nous nous sentons en sécurité et pouvons relâcher notre vigilance, qu’en présence du même nous nous synchronisons, nous nous fondons dans l’un. – Isabelle Filliozat

La synchronie avec les autres fait donc naître de la joie, mais la contre partie est que nous y perdons en libre arbitre et en capacités critiques.

Pour le pire

Quand on est groupés et nombreux à être amenés à faire des choses ensemble comme applaudir tous au même moment, scander de concert les mêmes mots, lever les bras et faire une ola, nous sommes enclins à accepter accepter les idées présentées comme bonnes.

Différents raisonnements autorenforçants se conjuguent :

– Je me sens bien parce que je me sens faire partie d’un groupe. Puisque je me sens bien, c’est que ce qui est dit est bon !

– Le leader parle sur l’estrade avec un micro. Les gens applaudissent ce leader sur la scène = Cet homme a du pouvoir = C’est donc un bon leader.

– Nous sommes nombreux à écouter et entendre ces idées, c’est que nous les partageons, et nous en concluons qu’elles sont donc bonnes.

– Si le groupe est minoritaire, il utilisera la stratégie du contraste : « Les autres à l’extérieur sont nombreux, ils sont des moutons aveugles, notre groupe est différent. » Cet élément nourrit le besoin de se différencier, d’avoir une identité propre. Et donne le sentiment d’avoir du libre arbitre : J’appartiens à un groupe minoritaire = Je ne suis pas un mouton = J’ai mon libre arbitre, mon esprit critique = Je suis dans le vrai.

Les politiques ont compris le pouvoir du groupe et ses effets pervers. L’Histoire a montré que plus d’un homme politique a utilisé ces mécanismes à son avantage. Les grands rassemblements des politiques permettent aux personnes présentes d’éprouver cette exaltation d’être ensemble, de se sentir appartenir, de faire partie de… Quand nous sommes nombreux à nous reconnaître comme semblables, nous nous sentons forts, protégés. Par ailleurs, notre responsabilité est diluée.

L’importance de se réaliser personnellement pour ne pas tomber dans l’effet de foule

Moins nous nous réalisons personnellement, plus nous avons besoin d’être en groupe, de nous sentir appartenir à un mouvement plus grand que nous. – Isabelle Filliozat

Des ressources pour amorcer un processus de développement personnel et d’affirmation de soi :

………………………………………………..

Source : Les chemins de la joie de Isabelle Filliozat (éditions Poche Marabout)

Commander Les chemins de la joie sur Amazon ou sur Decitre.

Vous aimerez aussi...

  • Les ingrédients de la confiance en soi : comment la restaurer et rebondir en cas de difficultés ? Une vidéo d'Isabelle Filliozat, psychothérapeute spécialiste des émotions, proposée par Alter Nego. Pour Isabelle Filliozat, la perte de confiance en soi est une réaction bio-psycho-physiologico-sociale. Elle répond à trois questions clés : 1.…
  • Une source de pouvoir personnel non abusif et non violent : l'amour Claude Steiner, dans son livre L'ABC des émotions, nous invite à développer et utiliser le pouvoir personnel que l'amour peut donner. Il rappelle que l'amour a le pouvoir de relier les êtres, de les faire travailler ensemble côte…
  • Les conditions du bonheur : sécurité et pouvoir sur soi Pour être  heureux, les humains ont besoin de se sentir en sécurité et d'avoir du pouvoir sur eux-mêmes. Dans une relation (amoureuse mais pas seulement), cela s'applique à deux niveaux : en soi Une part de cette sécurité et de…

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*