La théorie des hamburgers : le bonheur vu par la psychologie positive

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La théorie des hamburgers : le bonheur vu par la psychologie positive

Tal Ben-Shahar, auteur de L’apprentissage du bonheur, propose une approche du bonheur qui invite à passer de la question « Suis-je heureux.se ? » aux questions « Comment puis-je être plus heureux.se que je ne le suis ? » et « Comment faire pour être heureux.se maintenant ET plus tard ?« .

Compter sur le bonheur permanent, c’est s’exposer à l’échec et à la désillusion. L’essentiel est, quand on fait passer le présent après l’avenir si c’est dans notre intérêt, de ne jamais oublier le but qu’on s’est donné : se consacrer le plus possible à ce qui nous assure un bénéfice à la fois présent et futur.

Le bonheur, ce n’est ni parvenir au somment de la montagne, ni escalader ses pentes sans but, mais vivre l’expérience de l’ascension. – Tal Ben Shahar

La théorie du hamburger et les 4 archétypes du bonheur

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L’archétype hédonisme (le « viveur »)

Le premier hamburger archétype est savoureux, mais ne contenant que des nutriments nuisibles. Quand on le mange, on en retire un bénéfice immédiat (plaisir) mais il vaut un préjudice futur (puisqu’on ne se sentira pas bien ensuite).

Cet ensemble bénéfice immédiat/ préjudice futur constitue l’archétype hédonisme.

L’archétype hédoniste (ou viveur) a pour maxime : « Rechercher le plaisir et fuir la peine ». Il veut avant tout jouir du présent sans tenir compte des éventuelles conséquence négatives de ses actes.

L’archétype de l’arrivisme (le « fonceur »)

Le deuxième hamburger archétype est un burger végétarien insipide exclusivement composé d’ingrédients sains (mais vraiment les plus sains) qui vont apporter un bénéfice futur mais aussi causer un préjudice immédiat (aucun plaisir à le consommer).

Cet archétype est celui de l’arrivisme. L’archétype arriviste (ou fonceur) fait passer l’avenir avant le présent et se prive, en prévision d’un bénéfice anticipé.

L’archétype du nihilisme (le « défaitiste »)

Le troisième hamburger archétype est celui qui non seulement n’aurait aucun goût, mais en plus serait mauvais pour la santé. Le manger revient à subir un préjudice immédiat et futur puisqu’il ferait mal à l’organisme.

Tal Ben Shahar parle d’archétype nihilisme. Le nihiliste (ou défaitiste) n’a plus goût à la vie, ne jouit ni de l’instant présent ni de la perspective de l’avenir.

L’archétype du bonheur (le « bienheureux »)

Le quatrième hamburger archétype est celui qui serait à la fois savoureux et sain. Un burger qui constituerait une expérience complète en soi, en incluant un bénéfice immédiat et à venir. C’est l’archétype bonheur.

Les gens heureux vivant en sécurité dans la conscience que les activités leur procurant de la joie dans le présent les conduiront aussi à un avenir épanouissant.

 

Ces quatre archétypes, tels que présentés par Tal Ben-Shahar, sont des formulations théoriques, des types et non des personnes réelles. A des degrés divers, nous possédons tous les caractéristiques fondamentales de chaque archétype.

Un exercice pour mettre en pratique la théorie

Les recherches portant sur les sujets qui tiennent un journal intime montrent que les expériences négatives ont le même effet stimulant sur la santé mentale et sur la santé tout court.

Quatre jours de suite, passez au moins un quart d’heure à consigner par écrit ce que vous avez vécu dans chacun des quatre archétypes présentés plus haut. Evoquez une occasion où vous avez agi en fonceur, en viveur ou en défaitiste. Le dernier jour, décrivez un moment de votre vie où vous avez été heureux.

Ecrivez, c’est tout et attachez-vous à dépeindre les émotions ressenties (à l’époque et au moment de l’évocation du souvenir) , les comportements spécifiques adoptés (tous les actes) et les pensées qui ont émergé (ou qui viennent en écrivant).

Quelques instructions pour chacun des archétypes :

  • Fonceur : racontez en détail une époque de la vie où on a eu l’impression de courir tout en faisant du surplace en ne songeant qu’à l’avenir. Demandez-vous pourquoi. Quels ont été les bénéfices s’il y en a eus ? Le prix à payer le cas échéant ?
  • Viveur : décrivez une période de votre existence où vous avez adopté un comportement de viveur ou connu des expériences hédonistes. Quels ont été les bénéfices s’il y en a eus ?  Le prix à payer le cas échéant ?
  • Défaitiste : racontez une phrase particulièrement pénible durant laquelle vous vous êtes senti nihiliste, résigné ou une période plus longue pendant laquelle vous vous êtes senti désarmé. Décrivez ce que vous avez éprouvé au plus profond de vous-même, quelles ont été vos émotions alors ainsi que celles qui vous viennent en écrivant.
  • Bienheureux: rappelez-vous une époque ou un instant de bonheur suprême. Essayez, en imagination, de faire un retour dans le passé et efforcez-vous de revivre les émotions ressenties à cette occasion : mettez-les par écrit.

Ce que vous écrivez, au moment où vous l’écrivez, n’est destiné qu’à vous. Plus vous serez sincère, plus le bénéfice sera grand.

Répétez l’exercice au moins deux fois pour l’archétype « défaitisme » et l’archétype « bonheur ». Vous pouvez évoquer les mêmes expériences ou des expériences différentes. Répétez périodiquement l’exercice entier, tous les trois mois par exemple, ou une fois par an.

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Source : L’apprentissage du bonheur de Tal Ben-Shahar (éditions Pocket). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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