Le bonheur, comme capital suprême ? L’approche de la psychologie positive

bonheur psychologie positive

Le bonheur, comme capital suprême

l'apprentissage du bonheur psychologie positivePour Tal Ben Shahar, le bonheur est la sensation globale de plaisir chargé de sens. L’individu heureux éprouve des sentiments positifs tout en trouvant une raison d’être à son existence. Cette formulation ne s’applique pas à un instant précis mais à la somme agrégée des expériences d’une vie entière à un moment donné : on peut connaître des phases de souffrance affective tout en demeurant globalement heureux.

Le bonheur, c’est prendre plaisir au processus engagé et, en se consacrant à un dessein auquel on croit, parvenir à un meilleur résultat.

Vivre ce sens et aussi des émotions positives ouvre la voie à un bénéfice immédiat et un bénéfice futur.

Si nous voulons mener une existence heureuse, qui nous comble, nous devons satisfaire à la fois notre aspiration au plaisir et notre besoin de sens. Une autre façon de décrire le bonheur consiste à supposer qu’il se compose à la fois d’un élément cognitif, estimatif (le sens qu’on attribue à tel ou tel vécu) et d’un élément émotionnel, affectif (l’expérience des plaisirs).

En avançant vers des objectifs chargés à la fois de sens et d’attrait, donc qui nous dotent de bénéfices aussi bien immédiats qu’à venir, nous revivifions le temps au lieu de le tuer.

Privés de cette sensation explicite et motivante qui dirige nos pas, nous risquons d’errer sans but, de tourner en rond, de nous retrouver séparés de notre moi réel, authentique.

Pour la plupart, nous n’avons pas le choix : nous devons travailler pour gagner notre vie. Toutefois, le changement est indispensable si on est pris au piège d’un emploi qui ne pourvoit guère qu’à nos besoins matériels. Si nous nous retrouvions à un poste qui ne nous permettait même pas de subvenir à nos besoins matériels, nous ferions note possible pour remédier à la situation. Alors pourquoi revoir nos exigences à la baisse quand il s’agit de notre capital suprême qu’est le bonheur ?

Pour rémunérer un être humain, le capital suprême est le bonheur, le seul valable. C’est le bonheur qui devrait être le moteur de nos actes, le but vers lequel tendent tous les autres.

Trouver le bonheur au travail… et ailleurs ? Les apports de la psychologie positive

C’est notre façon de percevoir notre travail et nos relations qui compte.

bonheur psychologie positive

Tal Ben-Shahar propose un procédé en 4 questions pour y parvenir :

  • Sens

A quoi ai-je l’impression de trouver du sens ? En d’autres termes, qu’est-ce qui me donne une raison de continuer ?

  • Plaisir

A quoi ai-je l’impression de prendre plaisir ? En d’autres termes, qu’est-ce que j’aime faire ?

  • Atouts

Quels sont mes atouts ? En d’autres termes, qu’est-ce que je sais bien faire ? Quelles sont les choses pour lesquelles on a déjà remarqué mon talent ?

  • Où sont les recoupements ?

Ce processus aide à découvrir la voie au niveau « macro » (la vocation dans la vie) mais aussi « micro » (ce qu’on souhaite pour les activités quotidiennes). Si les deux sont liées, instaurer le macro changement (quitter un travail ou la sécurité des habitudes, accepter un revenu plus précaire en se mettant à son compte…) implique de surmonter plus de difficultés (et donc de faire preuve de plus de courage et de moins de résistance au changement). Les micro changements (par exemple, réserver deux heures par semaine à son passe temps favori) sont plus faciles à aménager, tout en produisant d’importants « dividendes » en capital suprême (le bonheur).

Notre perception de notre travail, la description que nous en donnons – à nous-même et aux autres – peuvent modifier radicalement la manière dont nous le vivons. Le même raisonnement s’applique si l’on décide de façonner d’autres domaines de sa vie. Par exemple, si l’on définit et éclaire les aspects positifs de ses relations sentimentales, on aura plus de chances d’y trouver du bonheur.

Pour autant, ce n’est pas un appel à l’inaction ou à l’acceptation fataliste de relations injustes, douloureuses. Le bonheur a une valeur éthique intrinsèque. Chercher à cultiver une relation amoureuse avec une personne irrespectueuse n’apporte ni sens ni plaisir. Conserver un travail qui propose des conditions de travail dégradantes va à l’encontre du bonheur : en revanche, le militantisme, le syndicalisme, l’engagement politique, aider les autres peuvent être sources de sens et de plaisir.

C’est souvent en se livrant à des occupations signifiantes et plaisantes pour nous, mais qui contribuent aussi à aider les autres, que nous augmentons au maximum notre capital de bonheur.

…………………………………………………………………………

Source : L’apprentissage du bonheur de Tal Ben-Shahar (éditions Pocket). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

Commander L’apprentissage du bonheur sur Amazon ou sur Decitre.

Vous aimerez aussi...

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*