Le sain égoïsme

sain égoïsme

Le sain égoïsme

Si l’on poursuit honnêtement un examen de soi, on finit par se rendre compte que tout est question de contentement personnel. Même lorsqu’on entreprend une démarche d’évolution et de remise en cause de nos schémas habituels, c’est pour en tirer profit. Sinon, à quoi bon changer ? Pourquoi consentir un tel effort ? La vérité nue est que l’on recherche des satisfactions toujours plus intenses et plus durables. Même nos gestes les plus altruistes sont motivés par le bien-être que nous éprouvons de les avoir accomplis. Ainsi, la plupart du temps, nous nous déployons dans ce que l’ont peut appeler un sain égoïsme. – Guy Corneau, psychanalyste

Guy Corneau rappelle que le sain égoïsme fait qu’un être demeure au centre de sa propre expérience de satisfaction, sans fausse honte, observateur et expérimentateur de sa réalité.

L’égocentrisme et sain égoïsme sont différents :

  • dans l’égocentrisme, un individu s’enferme dans sa bulle afin de satisfaire les désirs de son « personnage »  sans jamais y arriver car un désir en engendre toujours un autre et la peur plane sur la satisfaction de ces désirs (peur de ne pas exister, de perdre le contrôle, de ternir l’image du personnage, d’être rejeté…);
  • dans le sain égoïsme, un individu s’oublie dans une activité qui le rend heureux.

Les personnes coincées dans l’égocentrisme souffrent parce qu’elles ne peuvent pas s’appuyer sur des fondations solides de leur personnalité (comme une maison sans fondations ni murs solides). Ainsi, il ne peut jamais y avoir de détente puisque la fragilité des fondations oblige à une surveillance constante.

Guy Corneau propose de sortir de l’attachement au personnage afin de se libérer de l’égocentrisme et de prendre le risque de suivre des élans créateurs, en suivant le chemin de la confiance en la vie et en soi.

Au lieu de se sentir divisé et séparé de tout, on peut s’appuyer sur la sensation interne de faire partie du tout et d’évoluer avec lui. – Guy Corneau

Pour pouvoir vivre le sain égoïsme, il est important de ne pas confondre altruisme et ascétisme. Il ne sert à rien de dénigrer les plaisirs mais il s’agit de se connaître soi-même pour faire des choix en pleine conscience :

  • comment je me sens dans mon corps ? quel est le message envoyé par mon corps dans telle ou telle circonstance ? sur quels besoins mon corps attire-t-il mon attention ?

 

  • qu’est-ce qui est important pour moi ? comment je peux incarner mes valeurs ?

 

  • comment je peux être un bon.e ami.e pour moi-même ? comment je peux me donner de l’auto empathie ?

 

  • comment je peux nourrir mes besoins de contribution, de compréhension, d’acceptation, d’utilité, d’appartenance  ?

 

  • comment je peux satisfaire moi-même mes besoins de reconnaissance (par exemple, en accueillant mes émotions et en y répondant avec bienveillance : « oui, c’est vrai, j’éprouve de la… Je trouve que j’ai donné le meilleur de moi-même/ j’ai pris des risques/ j’ai fait preuve de courage/ j’ai des bonnes raisons de…/ je célèbre cette occasion/ je ressens de la gratitude pour…. ») ? comment je peux satisfaire moi-même mes autres besoins (des pistes ici avec les cartes besoins) ?

 

  • qu’est-ce qui provoque chez moi une sensation de plénitude, un ravissement supérieur, un état d’animation intérieure intense ? comment je peux connaître ces états intérieurs plus souvent dans ma vie ?

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Source : Le meilleur de soi de Guy Corneau (éditions ). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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