VIDEO : une leçon de sagesse bouddhiste sur les possessions et l’attachement

leçon sagesse bouddhiste

Une leçon de sagesse bouddhiste sur les possessions et l’attachement : quand chercher à posséder veut dire (s’) aliéner…

Un jeune moine bouddhiste prend grand soin de ses plantations, il met du coeur à l’ouvrage et est très fier de ses belles plantes.

Un jour d’orage, il se met en tête de sauver une fleur sauvage du déracinement. Il la déterre et la rempote dans un pot. Mais voilà qu’un beau matin, il retrouve cette fleur flétrie et perdant ses pétales. Il en est très affecté et délaisse ses devoirs au temple.

Le maître bouddhiste lui rappelle alors que le fait de s’attacher à une possession matérielle le détourne des vraies priorités. Le jeune garçon s’enfuit du temple et tombe par hasard sur un champ rempli de fleurs sauvages de la même sorte que celle qu’il avait voulu « protéger ».

Il se rend alors compte que ces fleurs se portent beaucoup mieux en liberté et qu’il peut jouir de leur beauté sans chercher à les posséder. Quand chercher à posséder veut dire (s’) aliéner… une leçon de sagesse bouddhiste sur les possessions et l’attachement.

DECHEN, un film d’animation de Kaukab Basheer

Les préceptes bouddhistes peuvent nous empêcher de tomber dans le piège moderne consistant à vouloir toujours, à s’attacher à des possessions matérielles comme jauge de notre valeur et de notre existence même. Ce n’est qu’en tournant notre regard vers l’intérieur et en reconnaissant le miracle de notre propre existence que nous serons des individus équilibrés et heureux.

Cette vidéo m’a fait penser à un conte qui invite à l’émerveillement pour le simple plaisir de l’émerveillement (et non pour la convoitise ou la possession) :

Un puissant seigneur extrêmement riche et un pauvre paysan avaient chacun un fils. Le puissant seigneur monta avec son fils en haut d’une montagne, lui montra avec fierté le paysage en contrebas et lui dit avec engouement :

– Regarde, mon fils ! Un jour, tout cela sera à toi, le jour de ta succession !

Le fils ressentit alors une grande exaltation, une ivresse de puissance, un bonheur intense. Mais tandis qu’il redescendait doucement de la montagne, sa joie fut perturbée par des pensées de peurs, de craintes : et si son père demain changeait d’avis ? et si des intrigants prenaient le pouvoir ? et s’il disparaissait le lendemain sans qu’il ait eu le temps de lui transmettre la charge ? et si… ?

Le paysan pauvre monta avec son fils sur l’autre versant de la même montagne, au même moment; il lui montra le même paysage et lui dit avec amour :

– Regarde, mon fils ! Regarde !

Le fils resta là, attentif aux sons, aux odeurs, aux couleurs, aux images, et s’imprégna de la majesté du monde, le cœur emplit de joie…

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