Les 6 croyances limitantes les plus répandues qui nous rendent malheureux

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Les 6 croyances limitantes les plus répandues qui nous rendent malheureux


Dans son livre « Renouez avec votre enfant intérieur« , Margaret Paul a dénombré les 6 croyances les plus répandues qui sont à la base de nos difficultés personnelles et interpersonnelles. Selon elle, très peu de gens ont échappé à ces croyances durant leur enfance.

 

On peut en prendre connaissance pour deux raisons :

  • s’en libérer en tant qu’adulte pour se débarrasser d’un certain nombre de nos blocages et retrouver notre « vrai moi », notre liberté, notre responsabilité individuelle;
  • éviter d’en faire porter le fardeau à nos propres enfants.

 

1. Je ne suis pas quelqu’un de bien.

Si je ne suis pas quelqu’un de bien, je ne vaux pas la peine d’être aimé. Je suis mauvais et indigne d’intérêt.

Comme je suis insignifiant et ma nature mauvaise, les autres ne m’aimeront pas si je me montre tel que je suis au fond.

Margaret Paul écrit que c’est très tôt dans la vie que nous nous coupons de notre vrai moi, quand nous faisons l’expérience de l’humiliation, de l’abandon, de la coercition, de la violence physique (et sexuelle parfois). C’est par la répétition de ces expériences que se forge cette première croyance honteuse et limitante.

Convaincus que notre vrai moi est mauvais, indigne d’amour et d’attention etc…, nous devons nous forger un autre moi qui soit acceptable pour nos parents et pour le monde. Cet autre moi, c’est notre ego. – Margaret Paul

L’ego est l’état dans lequel nous sommes refermés sur notre peur. C’est une déconnexion intérieure. Notre ego nous coupe des autres et nous rend seul au monde.

 

2. Je ne peux rien changer à ce que j’éprouve.

Les autres ou les événements extérieurs sont responsables de ce que j’éprouve : mon bonheur, mon malheur, mes blessures, mes colères, ma culpabilité, ma frustration…

Je ne peux pas me rendre heureux par moi-même donc mon bonheur dépend de quelqu’un ou de quelque chose d’extérieur à moi.

Margaret Paul écrit que toutes les sortes de dépendance (à une substance, à une activité, à une chose ou encore une personne) résulte du fait de croire que nous ne pouvons pas nous rendre heureux nous-même.

3. Les problèmes des autres sont plus graves que les miens et c’est moi qui en suis responsable.

Je dois me sentir coupable quand les autres se sentent blessés ou frustrés à cause de quelque chose que j’ai fait sans intention de leur faire du mal.

Je dois me sentir coupable quand je suis heureux et que les autres ne le sont pas (ou moins).

Je dois sacrifier mes besoins pour être aimé.

Tout est ma faute. Je suis responsable de ce que ressentent les autres.

La croyance que nos problèmes ne sont pas aussi importants que ceux des autres peut engendrer des comportements manipulateurs comme le sauvetage ou l’excès de sollicitude ou encore le paternalisme.

 

4. J’ai du pouvoir sur ce que les autres pensent de moi, ressentent pour moi et sur leur conduite à mon égard.

Je peux faire en sorte que les autres m’aiment et m’approuvent.

Je peux contrôler comment les autres se comportent avec moi en me mettant en colère, en m’indignant ou en les blâmant.

Pour Margaret Paul, les comportements « extorqueurs » (comme les reproches, les menaces, le chantage) proviennent de la croyance que nous pouvons faire en sorte que les autres nous apprécient.

 

5. Je dois résister au contrôle des autres pour rester entier.

Je risque de me faire avoir, de me faire manipuler si j’accède à la demande que quelqu’un m’adresse.

Je dois toujours faire bien attention à ne pas me faire dévorer.

 

6. Je suis incapable de supporter la souffrance, l’inconfort, la peur, la douleur, le chagrin, la coupure d’avec les autres, l’ennui, la déception, la honte ou la solitude.

Je dois me préserver de ces sentiments par tous les moyens.

La colère, le retrait, la manipulation, le travail, la dépendance à l’alcool, à la drogue ou à la nourriture valent mieux que le fait d’éprouver ces sentiments désagréables.

 

Le rôle du choix pour dépasser nos croyances limitantes 

Nous avons toujours le choix de nos propres croyances, de nos intentions, de nos actes et de nos réactions. Nous n’avons pas le choix des croyances, des intentions, des actes et des réactions des autres. – Margaret Paul

 

Pour arriver à renouer avec notre enfant intérieur, il est nécessaire de connaître et de prendre conscience de ces croyances, de les dévoiler pour les surmonter.

Dans ce processus, il est capital de comprendre où commencent et où s’arrêtent nos choix :

  • si nous croyons que nous ne faisons que réagir aux autres, nous nous percevons comme des victimes et nous considérons que nous n’avons pas le choix.
  • si nous croyons que nous avons le pouvoir sur les sentiments et le comportement des autres, nous devenons dominateurs.

Nous ne choisissons pas les comportements des autres, mais nous pouvons choisir nos propres croyances et nos réactions. Personne d’autre que nous-même ne détient la responsabilité de nos sentiments et de nos comportements.

Tant que nous ne serons pas prêts à endosser la pleine responsabilité de nos choix et de nos intentions, d’où découlent nos sentiments et nos comportements, nous nous condamnons à rester des victimes.

En ce sens, Margaret Paul rejoint la CNV (Communication Non Violente) : je suis responsable de mes réactions et c’est dans mon intérêt de mieux connaître mes croyances et d’identifier mes besoins.

 


Source : Renouez avec votre enfant intérieur de Margaret Paul (éditions Le Souffle d’Or)

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