Lexique anti déprime : 12 expressions à éviter (parce que les mots structurent la pensée)

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Lexique anti déprime : 12 expressions à éviter (parce que les mots structurent la pensée)

1. Bon courage : plus de projets, moins de résignation !

Philippe Bloch nous demande de réapprendre à dire « Bonne journée !« , voire même « Amuse toi bien ! » plutôt que « Bon courage ! ».

2. Petit (un « petit » café et une « petite » cigarette) : plus d’ambition, moins de médiocrité

Si l’on admet que les mots sont révélateurs d’un état d’esprit, voire d’une culture, nul doute que nous avons des progrès à faire pour sortir de cette vision étriquée. – Philippe Bloch

Philippe Bloch nous invite à penser grand, à donner de l’ambition à nos rêves, du souffle à nos projets, quitte à prendre plus de risques.

3. Le problème, c’est que : plus de confiance, moins de défaitisme

Tout ne serait-il donc que risque, tourment, peine, lourdeur et complication ? Philippe Bloch regrette que le fait de voir le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein finisse par nous conditionner en nous faisant imaginer des difficultés partout, même et surtout là où il n’y en a pas (encore).

Nous pouvons nous engager sur un chemin du « faire » et plutôt dire : « la solution, c’est que… »

4. Pourvu qu’il ne m’arrive rien : plus d’audace, moins de peur

Réduire le risque devient dangereux quand cela nous dissuade d’en prendre. L’inaction est plus risquée que l’action. – Philippe Bloch

Philippe Bloch  nous encourage à penser : « Pourvu qu’il m’arrive quelque chose… »

5. Ce sera tout ? : plus d’empathie, moins d’indifférence

Philippe Bloch écrit qu’il est urgent de réapprendre à aimer les gens, à leur faire plaisir et à leur donner le meilleur de nous-même. Pour lui, nous incapacité à faire rêver les autres est en partie à l’origine de la résignation contagieuse.

Philippe Bloch nous invite à mettre de l’émotion dans nos relations, personnelles et professionnelles.

6. Vivement la retraite : plus de plaisir, moins de souffrance

Faut-il être mal dans sa vie pour avoir à ce point envie d’en changer au plus vite ? Nul n’est pourtant condamné à souffrir, à condition de changer son état d’esprit. – Philippe Bloch

Philippe Bloch prend l’exemple du Pike Place Fish Market de Seattle qui est réputé pour son état d’esprit unique. Le directeur de ce marché a pour credo : « On ne choisir pas forcément d’être vendeur de poissons, mais on peut toujours décider de la façon de l’être et de se comporter tout au long de la journée ! ». A défaut de choisir notre réalité, nous pouvons essayer de modifier notre façon de l’appréhender.

7. Il est bien gentil/ elle est bien gentille : plus de générosité, moins de méchanceté

Philippe Bloch nous propose de contribuer (avant de revendiquer), de faire preuve de gentillesse (plutôt que médire) et d’aimer faire plaisir (plutôt que jalouser).

Rien ne résiste à la bienveillance. – Philippe Bloch

8. ça ne marchera jamais : plus d’optimisme, moins de pessimisme

L’optimise est un état d’esprit : attribuer les raisons des échecs et des succès à soi (« j’ai échoué car je n’ai pas assez travaillé/ car ma stratégie était inadaptée… qu’est-ce que je peux faire autrement ? qu’est-ce que je peux apprendre de cet échec ? » vs. « j’ai réussi car je me suis beaucoup entrainé.e/ j’ai su m’entourer de personnes compétentes… »).

Philippe Bloch nous invite à adopter un état d’esprit d’entreprise : avoir envie d’avenir, croire en soi, ne jamais croire qu’un échec est définitif, voir les solutions plutôt que les problèmes, changer sans se renier, travailler d’arrache pied, penser et agir autrement, écouter, faire preuve de bienveillance.

9. Dans ce pays : plus de fierté d’appartenance, moins de dénigrement

Philippe Bloch regrette que nous nous comportions comme si nous n’étions pas redevables envers la nation qui nous a instruits, nourris ou protégés, ni responsables en rien de ce qui peut lui advenir. utiliser cette expression, c’est considérer que nous n’avons rien à faire avec la situation actuelle (et que nos actions ne pourraient rien y changer).

Philippe Bloch nous invite à penser en termes de solidarité, à dire « nous » plutôt que « ils/ elles » et d’être forces de propositions (que faire ? que proposer ? qu’essayer ?).

10. A l’étranger : plus d’ouverture, moins de xénophobie

La xénophobie et le racisme ne sont jamais loin, qui nous empêchent de voir dans l’étranger un alter ego, avec qui nous pourrions utilement échanger, vivre, travailler, réfléchir. – Philippe Bloch

Pour Philippe Bloch, l’autre est une source inépuisable de confrontation positive (et donc de progrès), d’opportunités (plus que de menaces).

11. C’était mieux avant : plus de courage, moins de lâcheté

Philippe Bloch nous exhorte à s’inscrire dans l’action plutôt que dans la nostalgie. Tout n’était pa mieux avant et tout n’a pas été essayé.

Certes, c’était bien avant. Mais ça pourrait bien être encore mieux demain ! – Philippe Bloch

12. On a toujours fait comme ça : plus de renaissance, moins de routine

La routine nous enferme dans un monde figé et nous empêche de nous émerveiller. Nos petites manies nous rassurent mais elles nous interdisent de voir la vie avec le regard de l’enfant qui découvre le monde et s’en étonne. – Philippe Bloch

Philippe Bloch nous recommande de changer nos habitudes (professionnelle et personnelles), de tester de nouvelles choses chaque jour (prendre un trajet différent, goûter de nouveaux plats, changer de place au bureau…) .

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Source : Ne me dites plus jamais bon courage ! Lexique anti-déprime à usage immédiat des français de Philippe Bloch (éditions Ventana). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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