5 points clés pour moins de violence dans nos relations (Thomas d’Ansembourg)

moins de violence dans les relations

5 points clés pour moins de violence dans nos relations (Thomas d’Ansembourg)

1.Constater le piège qui fait souffrir

Le « piège » est ce qui ne va pas en soi.  Thomas d’Ansembourg cite plusieurs types de pièges typiques qu’il appelle des pièges « anti bonheur » vecteurs de violence dans nos relations (et contre nous-mêmes) :

  • nous avons plus appris à faire qu’à être (cela est en partie lié au fait de ne pas avoir été aimé inconditionnellement mais d’avoir reçu des manifestations d’amour seulement à certaines conditions);
  • nous n’avons pas mis notre sécurité et notre confiance en nous, mais dans le regard de l’autre et nous mettons plus souvent notre besoin de sécurité dans le contrôle que dans la confiance;
  • nous avons appris que la différence était menaçante et nous préférons changer les autres plutôt que voir leur différence comme une richesse;
  • nous n’avons pas appris à dire ni à entendre non (et nous nous fuyons ou nous fuyons la relation en n’assumant ni nos émotions, ni nos besoins).

Constater le piège (ou les pièges), ce n’est pas forcément se plaindre, se morfondre ou déprimer : cela peut être le point de départ nécessaire pour amorcer un changement et cheminer vers plus de lucidité, plus de conscience.

 

2.Identifier les émotions et les besoins

Souvent, nos émotions sont confuses, nous ne savons pas les nommer en parlant de ce que nous ressentons, à partir des sensations de notre corps. De plus, besoins et émotions sont souvent mélangés.

Par ailleurs, nous éprouvons souvent des émotions contradictoires sans nous laisser aller à cette co existence d’émotions plurielles.

Le processus de Communication Non Violente est utile et efficace pour y parvenir. Il nous invite à un processus en 4 étapes pour clarifier ce qui se passe en nous.

Pour aller plus loin : Apprendre à raisonner en termes de besoins : un premier pas vers la non violence

 

3.Laisser se clarifier la ou les priorités (les besoins fondamentaux)

Nous pouvons influencer notre petite voix intérieure en remplaçant un discours de jugement, d’auto dénigrement par un discours en termes de besoins et d’émotions, avec auto empathie.

Cela requiert de résister à la pression de l’habitude et des recommandations des autres qui, malgré une intention apparemment bienveillante, sont également soumis à leur propre peur du changement, de la nouveauté, de l’inconnu. Les lucides sont peu nombreux !

En Communication Non Violente (CNV), les besoins humains sont classés en plusieurs niveaux. Nos besoins représentent l’essence même de ce qui se vit en nous. Le niveau des besoins va dépendre de ce qu’ils expriment : un manque ou plutôt un rêve/ une aspiration profonde ?

Quelque soit le niveau de nos besoins, il est bon de les identifier, de les reconnaître sans les nier ou les minimiser et de les prendre en compte

  • 1er niveau de besoins : les besoins de surface (= manque)

Les besoins de premier niveau traduisent plus une volonté de changer le monde, une indication de ce que les autres devraient faire qu’une volonté de créer une connexion humaine profonde. Par exemple, « J’ai besoin de silence » traduit la volonté de travailler dans des conditions qui optimisent la concentration et qui permettent de donner le meilleur de soi.

  • 2ème niveau de besoins : les besoins intermédiaires

Par exemple, « si je recevais écoute et considération, cela me permettrait d’avoir la sécurité que ce je dis est intéressant, d’avoir un espoir quant à la résolution du problème que j’expose, d’avoir confiance dans le fait que je compte pour l’autre… ».

  • 3ème niveau de besoins : besoins profonds (=aspirations profondes)

A ce niveau, il n’y a plus d’allusion à autrui ou à un contexte extérieur. Les besoins profonds sont liés au besoin de joie, de sens de la vie, de donner le meilleur de soi…  Souvent, nous ne sommes pas conscients de nos besoins profonds, dissimulés sous les deux premiers niveaux de besoins plus superficiels, car nous sommes habitués à penser que c’est l’autre qui est responsable de ce qui dysfonctionne et que c’est à l’autre de changer.

 

4.Tendre vers ce(s) besoin(s) prioritaire(s) avec bienveillance

Nos premiers pas dans cette transformation intérieure seront forcément hésitants, peu satisfaisants. Il s’agit alors de faire preuve d’auto empathie pour les erreurs, les faux pas, les manquements.

Cela veut également  dire abandonner les discours d’exclusion et de division. La conscience complémentaire (je m’écoute ET j’écoute les autres; je respecte mes besoins ET je respecte les besoins des autres) vient à la place de la pensée binaire (soit/ soit).

 

5.Prendre du temps pour faire preuve de gratitude

Célébrer les micros changements et la moindre petite victoire est important car nous sommes notre meilleur partenaire. Nous pouvons nous encourager nous-mêmes en reconnaissant ce qui va bien, ce qui est sur le bonne voie même si du chemin reste à parcourir.

Ce qui est visé est la progression, non pas la perfection.

 

Il me semble que, pour pouvoir grandir, il nous faut parfois redevenir un enfant hésitant, balbutiant, afin de nous permettre vraiment de faire de nouveaux apprentissages. Et ce n’est pas confortable ! Il y a une part de nous qui aime s’installer confortablement dans ses certitudes et ses habitudes et qui préfère, par exemple, maintenir fermée la porte de l’apprentissage en se disant : « A quoi bon ? A mon âge, on ne change plus. De toute façon, je n’y arriverai jamais ! ». plutôt que d’accepter d’être encore et encore à l’école de la vie, et d’oser faire autrement ! ». – Thomas d’Ansembourg

 

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Source : Être heureux, ce n’est pas nécessairement confortable de Thomas d’Ansembourg (éditions Pocket).

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