3 grands mythes sur le bonheur (qui nous empêchent d’atteindre un bonheur réel et durable)

mythes-bonheur

3 grands mythes sur le bonheur (qui nous empêchent d’atteindre un bonheur réel et durable)

comment être heureux et le resterDans son livre « Comment être heureux et le rester », Sonja Lyubomirsky, professeur en psychologie positive, écrit qu’un des principaux obstacles à être heureux et surtout à le rester est que la plupart de nos croyances en matière de bonheur sont erronées.

 

Sonja Lyubomirsky explique que la science peut apporter un éclairage fiable sur la question, notamment quand on regarde ce qui détermine le bonheur :

 

mythes sur le bonheur
Extrait de « Comment être heureux et le rester ? »

Mythe n°1 : Le bonheur consiste à changer d’environnement

Ce mythe consiste à croire que nous serions heureux si et seulement si nos conditions de vie évoluaient (« je serai heureux quand… », « je serai heureuse si seulement… »).

Or les éléments qui déterminent notre bonheur résident en nous, dans l’attente d’être mis à profit.

L’ensemble des circonstances extérieurs n’expliquent notre état d’esprit qu’à hauteur de 10%.

Ainsi, Sonja Lyubomirsky aborde la question de l’argent et de la beauté dans son livre. Une étude a montré qu’un accomplissement d’ambitions financières ne se traduit pas en surcroît de bonheur (K. M. Sheldon et T. Kasser, 1998).

Bien des gens riches ne sont guère plus que les gardiens de ce qu’ils possèdent. – Frank Lloyd Wright

Le niveau de bonheur n’est pas corrélé avec la beauté non plus. Sonja Lyubomirsky écrit : « Vous ne deviendrez pas plus heureux en devenant plus beau. Quant à vous aimer davantage physiquement, c’est une autre affaire : les chercheurs ont démontré que c’est l’un des nombreux facteurs qui augmentent votre potentiel de bonheur.« 

 

Le fait que le changement de nos conditions de vie n’aboutissent qu’à une hausse du niveau de bonheur de courte durée est le résultat de « l’adaptation hédonique ». Les êtres humains font preuve d’une étonnante capacité à s’accoutumer aux changements sensoriels ou physiologiques. Au bout d’un certain moment, le surcroît de bonheur éprouvé le premier jour devient chose normale.

A moins d’être dans la grande misère, les facteurs extérieurs ne sont pas la cause véritable de notre mal-être.

 

Mythe n°2 : On est heureux ou on ne l’est pas

On ne naît pas heureux ou malheureux. Nous ne sommes pas totalement dépendants de notre capital (ou déterminant) génétique.

Notre capital de départ génétique détermine à hauteur de 50% notre aptitude au bonheur.

Un gêne deviendra actif ou non en fonction des circonstances (un mariage heureux, un emploi stable, une bonne paie, des amis présents…) ou de notre attitude (régime de vie, engagement bénévole…). Quelles que soient nos prédispositions génétiques, il dépend aussi de nous qu’elles s’expriment ou non.

50% de dispositions génétiques + 10% de contexte ne représentent pas 100% ! Nous disposons d’une marge de manœuvre à hauteur de 40% : notre investissement personnel.  Nos investissements et stratégies personnels ont un effet puissant sur notre niveau de bonheur.

Si une personne malheureuse veut éprouver curiosité, enthousiasme, satisfaction, paix et joie, elle peut provoquer ces sentiments en apprenant à se comporter comme une personne heureuse. – Sonja Lyubomirsky

 

Mythe n°3 : Le bonheur, ça se trouve

N’attendez pas que ceci ou cela vous arrive avant de vous autoriser à être heureux. Le bonheur n’est pas le terme d’un voyage où nous aborderions enfin la terre promise. Il n’y a pas d’ailleurs à trouver parce que le bonheur dépend de soi. – Sonja Lyubomirsky

Nous savons ce qui ne fait pas le bonheur (ni le capital génétique ni les conditions de vie). Nous pouvons éprouver un regain de bien-être en déménageant, en gagnant plus d’argent ou en changeant d’apparence physique, mais ce regain sera de courte durée du fait de l’adaptation hédonique (adaptation rapide et spontanée aux changements positifs).

Sonja Lyubomirsky s’interroge par ailleurs : Combien d’entre nous ont le temps ou les moyens de modifier leurs conditions de vie, leur apparence physique, de changer de métier, de conjoint ?

La professeur défend l’intérêt de se concentrer sur les 40% de bonheur qu’il est en notre pouvoir de contrôler (à travers des rituels, des objectifs, de l’entraînement, des efforts puissants et soutenus).  La quête d’un bonheur réel et durable n’est donc pas simple : elle exige de la volonté et des efforts.

La source du bonheur se trouve dans la façon dont nous pensons, dont nous nous comportons, fixons des buts chaque jour dans notre vie. Il n’y a pas de bonheur sans action. Si chaque fois que vous vous interrogez sur votre tempérament ou vos conditions de vie, vous avez l’impression de mener une existence passive et futile, rappelez-vous que le bonheur tangible et durable est à votre portée. Il réside dans ces fameux 40% d’investissement personnel que vous pouvez exploiter à votre guise.

 

14 activités susceptibles de nous rendre heureux

Sonja Lyubomirsky propose 14 activités dans son livre afin de capitaliser sur ces 40% d’investissement personnel et augmenter notre bonheur de manière réelle et durable.

Elle reconnaît elle-même que ces activités peuvent paraître mièvres ou naïves, voire fastidieuses. Pour autant, il est possible de faire des choix parmi ces « stratégies du bonheur » sans bien sûr toutes les appliquer, en fonction de nos intérêts personnels, de nos besoins ou encore de nos valeurs. Il est possible de s’efforcer à pratiquer certains exercices qui paraissent rébarbatifs, artificiels ou gnangnan au premier abord jusqu’à ce qu’ils deviennent sincères et enthousiastes.

Sonja Lyubomirsky détaille ces 14 activités euphorisantes dans son livre :

  1. Exprimer sa gratitude
  2. Cultiver l’optimisme
  3. Éviter de trop penser et de se comparer (notamment par le biais de la pleine conscience)
  4. Renforcer les liens sociaux
  5. Investir dans des relations intimes 
  6. Gérer le stress, les épreuves et les traumatismes
  7. Apprendre à pardonner
  8. Capter le « flow » au quotidien
  9. Goûter les petits plaisirs de la vie
  10. Se fixer et poursuivre des objectifs auto concordants (authentiques)
  11. Chercher un sens et un but à la vie (à travers une pratique spirituelle ou religieuse)
  12. Méditer
  13. Pratiquer de l’activité physique
  14. Adopter un comportement positif (rire, sourire, se détendre, se redresser)

 

………………………………………………………

Source : COMMENT ETRE HEUREUX ET LE RESTER de Sonja Lyubomirsky (Marabout Poche)
Commander COMMENT ETRE HEUREUX ET LE RESTER sur Amazon.

Enregistrer

Vous aimerez aussi...

1 Trackback / Pingback

  1. Le concept de flow : l'expérience optimale comme condition du bonheur ?

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*