5 grands principes de la psychologie positive par Christophe André

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La psychologie positive : une définition

Ce que la psychologie positive est 

Lors de cette conférence, Christophe André définit la psychologie positive ainsi :

La psychologie positive est une réflexion scientifique sur le fonctionnement humain optimal,

se concentrant sur l’étude de ce qui favorise la santé et le bien-être, et non plus seulement sur l’étude de ce qui les entrave,

et encourageant au développement et au maintien régulier d’attitudes mentales et comportementales visant au bien être émotionnel pour soi et les autres. 

La psychologie positive se propose de répondre aux questions suivantes :

  • Comment rester en bonne santé ?
  • Comment ne pas (re)tomber dans la déprime, voire la dépression ?

 

Ce que la psychologie positive n’est pas

La psychologie positive n’est pas :

  • synonyme de pensée positive

Il existe des moments dans la vie où on ne peut pas positiver, mais seulement faire face à l’adversité.

  • un déni de la réalité

Il s’agit de rester présent même dans les moments difficiles.

 

5 grands principes de la psychologie positive par Christophe André

1. Tout changement est possible

Il est possible à tout âge d’augmenter son niveau de bonheur subjectif : on peut passer de personne pessimiste à personne optimiste, on peut passer de quelqu’un de grincheux à quelqu’un de joyeux. Ces mots ne sont finalement que des étiquettes :-).

psychologie positive enfants

La psychologue S. Lyubomirsky explique que notre état de bien-être provient de 3 sources différentes :

  • le capital de départ

Ce capital de départ correspond à nos gênes et à notre éducation : influence biologique héritée, premières expériences de vie, modèles parentaux intégrés inconsciemment. 50% de notre bien-être dépend de facteurs génétiques et inconscients.

On ne peut plus agir sur ce capital de départ à l’âge adulte : il s’agit d’une sorte de « pilote automatique », de tendances inconscientes qui nous poussent dans un sens ou un autre.

  • l’investissement personnel

40% de ce qui nous rend heureux relève de nos efforts, de nos pratiques,  de nos choix, de nos manières conscientes de penser et de vivre : notre manière de réagir aux différents événement de la vie est notre marge de manœuvre.

  • les circonstances extérieures

10% relève de circonstances extérieures et de l’environnement donné (comme l’âge, le revenu, le pays dans lequel nous vivons…). 10% seulement !

 

2. Un changement nécessite un apprentissage

Le fait de changer ses manières de réagir aux événements de la vie nécessite un entraînement régulier, au même titre que n’importe quel apprentissage. L’entrainement physique, le sport transforment le corps, la silhouette; l’entrainement de l’esprit transforme les connexions neuronales dans le cerveau à long terme.

On a donc besoin d’effectuer des actions en ce sens-là : il ne suffit pas de savoir en théorie ce qui rend heureux, il faut surtout pratiquer régulièrement des activités de psychologie positive pour voir un effet sur les habitudes mentales sur le long terme.

 

3. L’entrainement de l’esprit modifie progressivement et à long terme les câblages, et donc les automatismes cérébraux

Grâce à la plasticité du cerveau, nous devenons ce que nous répétons.

Les activités et les exercices de psychologie positive peuvent paraître dérisoires et il serait facile de s’en moquer. Pourtant, associés et mis côte à côte sur le long terme, tous ces efforts contribuent à un vrai mieux-être.

 

4. L’objectif de la psychologie positive est un équilibre émotionnel

La psychologie positive vise à atteindre un équilibre émotionnel dans lequel les émotions positives seraient plus fréquentes que les émotions négatives. Cet objectif est différent de se réjouir de tout et d’être tout le temps gai.

Il s’agit d’être positivement présent aux moments agréables de la vie pour qu’ils représentent une force et une nourriture disponible dans les périodes difficiles.

L’équilibre à atteindre serait un ratio 70/30 (70% d’émotions positives pour 30% d’émotions négatives). Il ne s’agit pas en effet de chasser les émotions négatives de notre vie car elles jouent un rôle dans notre équilibre émotionnel.

La PEUR signale la présence d’un danger, réel ou imaginaire. La peur protège et entraîne plusieurs stratégie pour faire face à la menace : fuite, attaque ou sidération.

La TRISTESSE est un retour au calme, un retour à soi.  Le retour au calme donne le temps nécessaire pour intégrer l’événement douloureux, l’élaborer, pour se régénérer, trouver de nouveaux repères et reprendre le cours de la vie.

Le DÉGOÛT permet de ne pas accepter ce qui n’est pas bon pour nous, de ne pas avaler n’importe quoi.

La COLÈRE surgit quand ce qui est essentiel pour nous est menacé, quand on essaie de nous imposer quelque chose, que notre territoire est envahi. Mais colère n’est pas synonyme d’agressivité ou de violence : la violence est une expression inappropriée de la colère.

 

5. Le bonheur est lié à notre capacité d’attention

Une question clé est : Sur quoi portons-nous notre attention ?

Le bonheur est une histoire de présence et de conscience.

Christophe André résume le bonheur à cette équation :

BONHEUR = BIEN ÊTRE + CONSCIENCE

Le bien-être représente les circonstances extérieures (l’argent disponible, la compagnie, le pays dans lequel nous vivons, l’activité pratiquée…). Or nous avons vu que celles-ci ne représente que 10% de la propension au bonheur.

La conscience des bons moments transcende les conditions matérielles extérieures en un sentiment de pur bonheur. Le bien-être ne nous rend pas forcément heureux si nous ne nous rendons pas compte que nous disposons d’une chance incroyable. Par exemple, nous pouvons dîner dans un restaurant 3 étoiles tout en pensant aux soucis professionnels ou familiaux.

Cette absence de conscience empêchera par ailleurs de mémoriser ces événements comme des choses agréables, choses sur lesquelles on pourra s’appuyer, se nourrir, se « réparer » lors des périodes d’adversité.

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Un des exercices de psychologie positive les plus connus est celui des « 3 plaisirs par jour au moment de s’endormir » : Christophe André explique que cela parait simple de s’endormir tous les soirs en pensant aux trois meilleurs moments de la journée mais c’est en fait difficile d’aller chercher et de revivre tous les jours ces trois bons moments. Or les inviter dans les sensations corporelles et dans la mémoire, les respirer muscle la capacité à voir ce qu’il y a de bon, de beau, d’agréable dans la vie.

 

Cette notion de présence au monde explique pourquoi la méditation de pleine conscience va souvent de pair avec la psychologie positive. La méditation de pleine conscience permet de cultiver la pleine attention au moment présent et à nos émotions, à nos pensées, à nos ruminations.

La méditation de pleine conscience enclenche un cercle vertueux : plus on médite, plus on se rend présent à notre vie telle qu’elle se déroule au quotidien, plus on éprouve d’émotions positives, plus on est heureux.

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