Ce qu’on pense après une émotion nous maintient dans le mal-être : comment éviter d’en rajouter ?

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Ce qu’on pense après une émotion nous maintient dans le mal-être : comment éviter d’en rajouter ?

Pour Catherine et Aurore Aimelet, les émotions sont un mouvement naturel.  l’émotion a toujours un sens : biologique avant de devenir psychologique et mental. Nous ne sommes pas en mesure de changer notre système émotionnel ni de le « gérer » mais nous pouvons agir en connaissance de cause. Notre système émotionnel sert l’objectif inconscient de la conservation de la vie. L’émotion, c’est quatre étapes corporelles suivie de quatre étapes mentales à l’origine de nos habitudes, croyances et interprétations.

Une émotion s’inscrit d’abord dans le corps et son émergence est un processus inconscient non gérable. Puis l’émotion se diffuse dans l’esprit. La diffusion de l’émotion est un processus conscient et donc modifiable en s’entraînant à agir autrement (accueillir les émotions comme des messages au service de la vie, se laisser traverser par elles et apprendre à répondre à leur intention vitale en conscience). Agir autrement, c’est ajouter de nouvelles stratégies pour vivre avec les émotions plutôt que contre elles et cette nouvelle manière de penser et de faire prend du temps.

Pour les deux autrices, plus nous désirons être sereins et soulagés de toute émotion, de toute douleur, plus nous sommes amenés à ressentir de l’impuissance et de la frustration à l’idée de ne pas y arriver. Elles affirment que nous ne pouvons pas échapper à notre fonctionnement émotionnel, aux émotions désagréables. Nos émotions peuvent être inconfortables mais elles ne sont pas dangereuses; notre corps peut être vecteur de messages douloureux mais il n’est pas une menace et il ne ment jamais.

Catherine et Aurore Aimelet estiment que nous ne pouvons pas « gérer » le système émotionnel en lui-même mais ses conséquences. Ce qui pose problème quand on parle de gestion émotionnelle n’est pas l’émergence des émotions (elles sont vitales et normales) ni les sensations qui les accompagnent mais les habitudes de pensées et d’action qui en découlent.

Le désir de conserver notre intégrité coûte que coûte, alimenté par la peur constante de la perdre et de se trouver (encore et encore…) fragilisé, va en effet nous conduire à développer des stratégies sans fin : nous n’en finissons plus de commenter, de juger, de vérifier, de marchander… pour qu’enfin quelque chose marche et nous libère. En vain, puisque le soulagement ne peut être que de courte durée. – Catherine et Aurore Aimelet

Catherine et Aurore Aimelet estiment que notre première action devrait être d’éviter de rajouter de l’huile (des pensées, des ruminations, de la violence verbale ou physique) sur le feu (l’émotion). Ce sont ces « mauvaises » façons de penser et d’agir qui, au lieu de nous faire du bien, nous maintiennent dans le mal-être, le ressentiment, la gêne.

Car oui, nous faisons tout un plat de ce qui nous arrive et nous bouscule. Quelque chose est effectivement perçu de l’extérieur, provoquant la secousse à l’intérieur, puis nous nous emballons, nous extrapolons. Pourtant, ce n’est pas la situation qui est dramatique, ou complexe, ou frustrante. C’est la façon dont nous nous la représentons. Nous… psychotons ! – Catherine et Aurore Aimelet

Catherine et Aurore Aimelet nous invite à garder une image en tête pour éviter de vouloir tout expliquer, tout éviter et/ou tout contrôler. La prochaine fois que nous serons en proie à des émotions intenses, nous pourrons visualiser la métaphore du champ de blé. :

  • imaginer un champ de blé dans lequel les épis sont droits comme des I et s’élèvent vers le soleil;
  • un orage vient, pareille à une émotion;
  • sous le poids de la pluie, l’épi courbe, se plie, à l’image des humains qui courbent le dos sous le poids des émotions douloureuses;
  • mais l’orage ne dure pas, le soleil finit toujours par revenir;
  • l’épi se redresse et reprend sa forme initiale;
  • nous sommes exactement comme le blé, déstabilisés momentanément par une émotion vive, désagréable mais capable de nous adapter, sans avoir à se battre mais juste à rester en contact avec cette émotion et à l’accueillir telle qu’elle est;
  • nous ne pouvons rien contre le mouvement naturel humain des émotions qui sont des signaux d’alerte sur des besoins insatisfaits (comme l’épi ne peut rien contre la pluie);
  • nous pouvons accepter d’être mouillés jusqu’au cou, de plier en réalisant que nous ne sommes pas brisés.

Quand quelque chose ou quelqu’un nous fait peur, nous attriste, nous énerve, nous pouvons faire un petit pas de côté en ayant cette métaphore en tête. Ce petit pas de côté peut permettre de sortir des automatismes de pensées et d’action (par exemple, crier, attaquer l’autre, taper, ruminer pendant des heures, raisonner dans tous les sens, chercher à tout maîtriser).

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Source : Emotions : quand c’est plus fort que moi de Catherine Aimelet Périssol et Aurore Aimelet

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