Apprendre à raisonner en termes de besoins : un premier pas vers la non violence

apprendre à raisonner en termes de besoins non violence

Apprendre à raisonner en termes de besoins : un premier pas vers la non violence

Les besoins fondamentaux qui animent tous les humains (selon Marshall Rosenberg)

  • Autonomie
  • Célébration
  • Intégrité
  • Interdépendance
  • Nourriture sur le plan physique
  • Jeu
  • Communion d’esprit

besoins fondamentaux humains

Apprendre à reconnaître nos propres besoins non satisfaits et ceux des autres derrière les critiques et les jugements

Nous devons reconnaître nos besoins non satisfaits pour communiquer AVEC les autres, pas CONTRE les autres :

  • quand nous exerçons un jugement contre quelqu’un d’autre
  • quand nous exerçons un jugement contre nous même

Les jugements, critiques, diagnostics et interprétations portant sur les autres sont autant d’expressions détournées de nos besoins. – Marshall Rosenberg

 

les mots sont des murs ou ce sont des fenetresExprimer ses besoins en Communication Non Violente (CNV) ne fait aucune référence sur la manière de les obtenir. Tous les humains ont les mêmes besoins, ce qui diffère est la stratégie avec laquelle nous avons été éduqués pour les satisfaire.

Malheureusement, nos exprimons nos besoins en espérant que ce soit les bons. Nous savons si nous les avions correctement identifiés seulement quand nous obtenons satisfaction. Si nous nous sentons toujours de la même manière une fois le besoin satisfait (en colère, anxieux, impuissante, tendue, frustré…), c’est que nous nous étions trompés dans l’identification du besoin (ou alors que nous avions mal formulé la demande pour demander à autrui de mettre en oeuvre des moyens pour les satisfaire).

Communiquer avec la CNV implique de trouver le besoin non satisfait qui se cache derrière chacun de nos jugements car les besoins sont la vie qui cherche une expression !

Les besoins ne sont pas des stratégies, ce sont des ressources nécessaires au maintien de la vie. Les besoins ne sont jamais liés à l’action spécifique d’une personne (soi même – comme par exemple quitter son conjoint ou sa conjointe – ou autrui – comme par exemple demander à quelqu’un de changer de comportement). Un besoin ne contient aucune référence à une action précise.

A partir du moment où les gens parlent de leurs besoins plutôt que des torts des autres, il devient beaucoup plus facile de trouver des moyens de satisfaire tout le monde. – Marshall Rosenberg

 

Pourquoi connaître les besoins communs à tous les humains est un premier pas vers la non violence ?

Notre manque de « connaissance du langage des besoins » est un obstacle à la résolution pacifique des conflits. Face à un message négatif, nous pouvons choisir de réagir de 4 façons :

  1. nous juger fautif
  2. rejeter la faute sur les autres
  3. identifier nos propres sentiments et besoins
  4. identifier les sentiments et les besoins qui se cachent derrière le message négatif de l’autre

Chaque message, quel que soit son contenu ou sa forme, est l’expression d’un besoin. – Marshall Rosenberg

Nous pouvons nous entraîner, comme un jeu, à tenter de deviner les besoins à l’origine de n’importe quel message. Cette capacité à discerner les besoins des autres est capitale dans la résolution des conflits :

« Avez-vous besoin de… ? »

« Quand tu dis cela, est-ce parce que tu as besoin de… ? »

« Vous avez vraiment besoin de sentir que… ? »

 

Nous pouvons apporter une assistance en tentant de discerner les besoins des deux parties, en les traduisant par des mots, puis en aidant chacune des parties à entendre les besoins de l’autre. C’est ainsi que se crée une qualité de relation qui permet une résolution heureuse du conflit.– Marshall Rosenberg

 

Si une partie engagée dans le conflit a l’impression que l’autre partie lui adresse un jugement (sous forme de critique, de diagnostic ou d’interprétation intellectuelle), elle va à coup sûr consacrer son énergie à se défendre et à contre attaquer.

Toute analyse qui implique que quelqu’un a tort est en réalité l’expression tragique de besoins insatisfaits.– Marshall Rosenberg

 

Quels sentiments nous disent que nous ne sommes plus connectés à nos besoins ?

Nos émotions sont liées à nos besoins et certains sentiments nous préviennent que nous ne sommes plus liés à nos besoins. Ces sentiments doivent être pris comme des signaux d’alarme car à ce moment, nous repartons dans notre tête pour faire des jugements au lieu de respecter les besoins de chacun en parlant avec notre cœur.

Mieux nous parviendrons à associer nos sentiments à nos besoins, mieux l’autre pourra y répondre avec empathie. – Marshall Rosenberg

besoin-communication-non-violente

En apprenant à assumer la responsabilité de nos sentiments, nous passons généralement par 3 phases :

  1. l’esclavage affectif (où nous nous croyons responsables des sentiments des autres)
  2. la phase exécrable (où nous refusons d’admettre que les sentiments et les besoins des autres nous importent)
  3. la libération affective (où nous assumons pleinement nos propres sentiments mais pas ceux des autres, tout en sachant que nous ne pouvons jamais satisfaire nos propres besoins au détriment des autres)

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Source : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs): initiation à la communication non violente de Marshall Rosenberg (éditions La Découverte). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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