Rancune et désir de vengeance : comment se libérer du ressentiment et exprimer les besoins authentiquement ?

Rancune et désir de vengeance - comment se libérer du ressentiment

Rancune et désir de vengeance : comment se libérer du ressentiment et exprimer les besoins authentiquement ?

Un adulte peut abandonner un enfant, un animal ou un objet… quelqu’un ou quelque chose de dépendant de lui. Un homme ou une femme adulte en pleine possession de ses moyens et de sa liberté personnelle peut être quitté mais pas abandonné. – Isabelle Filliozat

Se sentir « abandonné.e » sous entend la dépendance d’une personne à une autre, notamment dans une relation de couple. Ce sentiment d’abandon renvoie au manque d’autonomie, dont l’origine est souvent ancienne (un abandon réellement commis dans l’enfance par les parents et non reconnu). Cet abandon peut prendre la forme d’un abandon physique mais également émotionnel (négliger l’enfant, ne pas répondre aux besoins, absence d’échanges/ de communications entre parents et enfants, maltraitance/ violence éducative ordinaire, décès non élaboré, non dits…).

Quand on s’enferme dans une position de victime et qu’on se laisse envahir par la rancune, c’est souvent pour éviter de regarder sa propre part de responsabilité et de se confronter à un passé douloureux.

Isabelle FIlliozat nous invite à nous poser plusieurs questions pour briser la chaîne du ressentiment et apprendre à exprimer besoins et émotions sans violence (contre nous-mêmes et contre les autres) :

  • Vous êtes rancunier.e : quel bénéfice y trouvez-vous ?
  • Vous désirez vous libérer de vos récentes et vieilles rancoeurs : reconnaissez votre part de responsabilité dans le problème grâce à des questions clés :
    • Quelle action (ou absence d’actions) de votre part a pu inviter ce comportement chez l’autre ?
    • Vous êtes-vous caché quelque chose ?
    • Qu’est-ce que vous n’avez pas su dire, pas pu dire ?
  • Exprimez clairement à celui ou celle qui vous a blessé.e votre besoin et formuler une demande de réparation dans un langage positif d’action et réalisable dans un laps de temps raisonnable

Isabelle Filliozat propose d’écrire une lettre quand c’est difficile de parler de vive voix ou quand la personne n’est pas joignable (décès, disparition, maladie…). Il est possible de brûler cette lettre en l’adressant mentalement à la personne en question. Cette lettre peut s’articuler autour de cette structure :

Je veux me libérer du ressentiment que je porte à :

  • ce que je lui reproche
  • ma part de responsabilité
  • ce que je lui reproche une fois ma part de responsabilité dégagée
  • mon besoin frustré était…
  • mon besoin frustré est aujourd’hui…
  • en guise de réparation, je peux demander…

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Source : Que se passe-t-il en moi ? Mieux vivre ses émotions au quotidien de Isabelle FIlliozat (éditions Poche Marabout). Disponible en médiathèque, en librairie ou sur internet.

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