3 facteurs qui empêchent la résilience face à un traumatisme (Boris Cyrulnik)

3 facteurs qui empêchent la résilience face à un traumatisme

3 facteurs qui empêchent la résilience face à un traumatisme (Boris Cyrulnik)

Dans cette vidéo, Boris Cyrulnik expose les 3 facteurs qui empêchent la résilience chez les humains. La résilience est la reprise d’un type de développement après un traumatisme.

1.L’isolement

Si on est seul, on n’a aucune chance de reprendre un développement.

2. Le non sens

Le non sens relève de l’impossibilité et/ou de l’incapacité à faire un récit de ce qui s’est passé.

3. La honte

La personne elle-même s’empêche de résilier en éprouvant de la honte car elle se met en situation de désocialisation. Pour Boris Cyrulnik, la honte est la preuve de notre condition humain car ce sentiment est la preuve de la prise en compte d’autrui, de son monde mental, de ses représentations verbales, de son regard social . La honte incite à se cacher, à se protéger du regard des autres par peur des représentations mentales que l’autre va faire sur nous tels que les jugements moraux ou les condamnations sociales de tel ou tel comportement.

Lire aussi : Mieux vaut s’accepter imparfait.e que ne pas s’accepter du tout : comment dépasser la honte ?

Les hontes sont des poisons de l’âme et empêchent la reprise d’un processus de développement. Une personne agressée va par exemple avoir une représentation d’elle même diminuée, amoindrie parce qu’elle a été agressée et va subir une sorte de « double peine » du fait de l’agression et de la honte ressentie alors qu’elle n’est coupable de rien.

On peut sortir de la honte comme on sortirait d’un terrier pour s’exposer à nouveau au regard des autres. Cela demande un travail sur soi pour se renforcer et, souvent, un changement de mentalités dans la société (on peut penser à la honte des Juifs sous le régime nazi ou à la honte des femmes violées encore aujourd’hui du fait de la culpabilisation des victimes qui n’auraient pas dû s’habiller comme ceci ou qui n’auraient pas dû se trouver seules à tel endroit, à tel moment…). L’art peut être d’une grande aide dans ce processus : l’art comme thérapie individuelle et l’art comme outil de dénonciation militante des injustices sociales (cinéma, littérature, musique…).

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Pour aller plus loin : Mourir de dire (la honte) de Boris Cyrulnik (éditions Odile Jacob Poche).

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