De l’importance de découvrir et expérimenter les trois manières de respirer (plus d’énergie au quotidien)

De l'importance de découvrir et expérimenter les trois manières de respirer

De l’importance de découvrir et expérimenter les trois manières de respirer (plus d’énergie au quotidien)

Roger Clerc, maître de yoga et créateur du yoga de l’énergie, regrette que certains professeurs de yoga imposent des rythmes respiratoires à leurs élèves, sans prendre en compte les diversités des manières de respirer, dépendant de chaque morphologie et tempérament. Il conseille aux personnes qui veulent commencer le yoga et « apprendre » à respirer d’assouplir et développer leur cage thoracique dans toutes les directions (assouplir le diaphragme, augmenter l’amplitude de la cage thoracique). Au début de la pratique, tout rythme respiratoire est déconseillé. Il s’agit plutôt d’être attentif uniquement à l’exécution du geste précis de respiration et à la respiration qui en résulte automatiquement.

Pour Roger Clerc, nous devons réapprendre à mieux utiliser notre cage thoracique pour contrer les effets de la sédentarité et la position assise que les employés de bureau adoptent à longueur de journée.

Ainsi, ce n’est qu’après un travail de rééducation et de rééquilibrage respiratoire, indispensable pour la majorité des occidentaux, que la pratique du yoga peut devenir un processus de transformation profonde de l’être global.

La respiration basse

La respiration basse est en relation avec le corps de chair, agissant sur les fonctions de digestion, d’élimination, de reproduction, mais aussi plus profondément sur le plan de l’énergie.

Un exercice de respiration basse :

  • s’asseoir sur le sol, jambes croisées devant soi
  • maintenir le dos vertical, le corps en aplomb
  • croiser les bras devant le buste en posant la main droite sur le genou gauche et la main gauche sur le genou droit (ce geste ferme le haut de la cage thoracique et favorise le mouvement du diaphragme)
  • laisser la tête s’incliner vers l’avant, sans effort, le menton vers la poitrine
  • maintenir l’attention dans le ventre et écouter le son de la respiration et constater que celle-ci se localise dans cette partie du corps : c’est une respiration basse, abdominale, appelée aussi diaphragmatique.

Cet exercice doit être exécuté durant un temps suffisamment long pour obtenir un lâcher prise des muscles. Cet exercice peut être pénible au début pour les personnes sédentaire qui restent assises des heures car le diaphragme manque de souplesse. Avec la pratique, le diaphragme s’assouplit, donnant plus de force et améliorant le transit.

 

La respiration haute

La respiration haute intéresse le psychisme, mais aussi la gorge, le front et le sommet du crâne.

Un exercice de respiration haute :

  • dans une position assise, porter les mains jointes sur le sommet de la tête, les bras dans une position comme un as de pique
  • laisser la tête s’incliner en avant, le menton vers la poitrine en expirant sans bouger les bras
  • pousser les mains, toujours jointes, vers le haut verticalement, les bras s’allongeant et le menton suivant le mouvement. Les poumons s’emplissent d’air : c’est l’inspiration.
  • ramener les mains et menton en position de départ. Les poumons se vident d’air : c’est l’expiration.
  • répéter plusieurs fois ce geste et maintenir constamment une partie de l’attention sur l’effet de ce geste précis.

La respiration se localise à la partie haute de la cage thoracique : cette respiration haute (dite « sous-claviculaire ») est complètement différente de la respiration basse, abdominale.

 

La respiration moyenne

La respiration moyenne régit l’émotif et agit sur le coeur.

Un exercice de respiration moyenne :

  • dans une position assise, joindre les paumes des mains devant l’estomac, les doigts dirigés vers le haut
  • les avant bras forment la base d’un triangle dont les bras sont les côtés
  • laisser s’incliner la tête naturellement vers l’avant, le menton vers la poitrine
  • les doigts majeurs collés l’un contre l’autre, écarter les paumes l’une de l’autre, les coudes se levant dans la ligne des épaules, la tête restant inclinée
  • sentir que les côtes s’élèvent latéralement de chaque côté du buste et que s’effectue ainsi naturellement une inspiration moyenne, costale.
  • revenir lentement à la position initiale et expirer au même niveau
  • répéter l’exercice pour obtenir la facilité avec un minimum d’effort volontaire et musculaire
  • élever maintenant les bras tendus à l’horizontale dans la ligne des épaules, le menton incliné naturellement vers la poitrine
  • rapprocher les bras devant le buste pour joindre les paumes de mains et fermer ainsi la cage thoracique d’arrière en avant : c’est l’expiration
  • revenir en position initiale et accentuer le mouvement des bras vers l’arrière en rapprochant les omoplates : c’est l’inspiration.

Il s’agit d’acquérir un certain automatisme dans le mouvement respiratoire en restant conscient du corps de chair et de son centre de gravité dans le ventre. La première partie de l’exercice déclenche une respiration moyenne costale par écartement des côtes, latéralement  dans le plan frontal et la deuxième partie dans le plan sagittal.

Ces trois manières de respirer, lorsqu’elles sont ainsi expérimentées et vécues dans leur différence, montrent leur relation spécifique avec les différents plans de conscience qui constituent tout être humain. – Roger Clerc

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Source : La respiration : contrôle du souffle, manières et art de respirer de Roger CLerc (éditions Le courrier du livre)

 

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